Bondage - Wikipédia
Bondage - WikipĂ©dia Bondage Un article de WikipĂ©dia, l'encyclopĂ©die libre. Aller Ă : Navigation, rechercher Cet article provoque une controverse de neutralitĂ© (voir la discussion). ConsidĂ©rez-le avec prĂ©caution. (Questions courantes) Le rĂ©sumĂ© introductif est absent ou ne respecte pas les recommandations. En discuter, sâen occuper Pour le label de musique, voir Bondage Records. Le bondage est une pratique sadomasochiste qui consiste Ă attacher son partenaire dans le cadre d'une relation Ă©rotique ou sexuelle. Cette dĂ©finition, en français, est donnĂ©e par quelques dictionnaires, dont le Petit Robert 2012[1]. Cependant, l'AcadĂ©mie française et le Larousse n'ont pas fait figurer le terme dans leur dictionnaire. La plupart des dictionnaires anglais/français traduisent « bondage » par esclavage et servitude. J.P. Briand, le traducteur d'Howard S. Becker, traduit « bondage » par « captivitĂ©[2] ». Les traducteurs d'auteurs Ă©trangers utilisent le mot « bondage » en français pour parler des techniques ancestrales d'asservissement, au Japon, ayant, Ă©ventuellement, suscitĂ© un fantasme originaire. C'est le cas du livre de Midori[3]. AgnĂšs Giard, auteure française vivant Ă mi-temps au Japon, utilise Ă©galement le mot bondage en français pour parler des pratiques ancestrales, rĂ©pressives au japon, comme de la pratique Ă©rotique sadomasochiste d'aujourd'hui[4]. Sommaire 1 Ătymologie 2 Naissance du fantasme originaire 2.1 Le shibari et les pratiques ancestrales au Japon 2.1.1 Crucifixion au Japon 2.1.2 Crucifixion théùtralisĂ©e dans la religion 3 Supplices par immobilisation en Occident 3.1 Tortures ancestrales, contraintes 3.2 Ă la guerre 3.3 Bondage criminel 4 Transcendance du chĂątiment, du supplice vers l'Ă©rotisme et le bondage festif 4.1 ScĂšnes originaires 4.1.1 Les super hĂ©ros 4.1.2 Les dessins animĂ©s 4.1.3 Jeux d'enfants 4.2 Cordes, ligotage 4.3 Contraintes de toutes sortes 4.3.1 VĂȘtements et accessoires de contrainte 4.3.1.1 Les corsets 4.3.1.2 Les grands crĂ©ateurs de vĂȘtements prison 4.3.1.3 Sacs d'enfermement : full latex, total enclosure, heavy rubber 4.3.1.4 L'inflatable 4.3.1.5 Le vacuum bed 4.3.1.6 Combinaison de latex 4.3.1.7 Suspensions 4.3.1.8 Monogant 4.3.1.9 Soie 4.3.1.10 Bondage et fĂ©tichisme du lycra 4.3.1.11 Bondage momification cellophane 4.3.1.12 Camisoles, minerves 4.3.1.13 Carcans 4.3.1.13.1 Cages, cages humaines 4.3.1.13.2 Bondage dans les duvets 5 Les cĂ©lĂ©britĂ©s de la scĂšne internationale du bondage 5.1 Tonton ficelle 5.2 Irving Klaw 5.3 Midori 5.4 Jim Stewart 5.5 JG-Leathers 5.6 Seiu Ito 5.7 John Sutcliffe 5.8 Master K 5.9 Osada Steve 5.10 Denki Akechi 5.11 Go Arisue 5.12 Masami Akita 5.13 Atsushi SakaĂŻ 5.14 Osada Sensei 5.15 Teruo Ischii 5.16 Miyabi Kyudu 6 Les maĂźtres de la corde en Europe 6.1 Shadow 6.2 Dr Phil 6.3 Philippe Boxis 7 Sources littĂ©raires, philosophiques et psychanalytiques 7.1 Immobilisation volontaire, auto-castration 8 Culture 8.1 Peinture, arts graphiques 8.1.1 Francisco Goya 8.1.2 Johann Heinrich FĂŒssli 8.1.3 Hans Bellmer 8.1.4 Pierre Paul Rubens 8.2 Artistes - photographes - illustrateurs - maĂźtres du bondage 8.3 ModĂšles cĂ©lĂšbres 9 Culture 9.1 CinĂ©ma 9.2 Bandes dessinĂ©es bibliographie 10 Voir aussi 10.1 Articles connexes 10.2 Notes 10.3 Sources [modifier] Ătymologie Un chercheur du CNRS donne, sur le Dictionnaire du CNRS, dix-sept mots susceptibles de traduire le mot anglais bondage, d'oĂč est tirĂ© le terme français. Il en fournit notamment pour Ă©quivalence en français les mots « esclavage », « servage », « emprisonnement », « captivitĂ© », « chaĂźnes », « servitude », « dĂ©pendance », etc[5]. Les pratiquants de lâenfermement, (français ou Ă©trangers), de lâusage des camisoles, et toutes autres sortes dâaccessoires de contrainte, ont aussi nommĂ© leurs pratiques : « bondage » . Les fabricants internationaux (français ou Ă©trangers), usent du terme « bondage ». [modifier] Naissance du fantasme originaire John Willie Revue Bizzare Les images, gravĂ©es en mĂ©moire, qu'elles soient picturales ou cinĂ©matographiques, les lectures, et le vĂ©cu de l'Homme durant l'enfance, peuvent ĂȘtre Ă l'origine d'un fantasme originaire. La reprĂ©sentation des supplices de tout temps a marquĂ© l'humanitĂ©, laissant des traces indĂ©lĂ©biles dans l'inconscient collectif. Selon Roland Villeneuve, durant l'Inquisition, les procĂšs en sorcellerie, « le recours Ă d'Ă©tonnants procĂ©dĂ©s de recherche de preuves mĂȘle l'Ă©rotisme le plus morbide au sadisme le plus raffinĂ© »[6]. Selon Mo :« Ce n'est pas un hasard si le fantasme de l'Inquisition et du bĂ»cher est si rĂ©pandu chez les soumises »[7] Mo Ă©tant un homme dominateur pratiquant des jeux BDSM, il n'a pas spĂ©cifiĂ© que les hommes dominĂ©s partagaient, aussi, les mĂȘmes fantasmes. C'est bien l'Ă©rotisme morbide, sous-jacent et le sadisme le plus raffinĂ© dont parle Roland Villeneuve qui a donnĂ© naissance Ă un fantasme originaire. Dans son livre le « musĂ©e des supplices »[8]. Roland Villeneuve publie de nombreuses gravures anciennes. Il dĂ©montre comment les artistes ont transcendĂ© les supplices en Ćuvre d'art. Dans la majoritĂ© de ces supplices, les victimes sont immobilisĂ©es, attachĂ©es, crucifiĂ©es, Ă©tirĂ©es. Certaines sont seulement attachĂ©es et meurent d'Ă©puisement, d'autres sont attachĂ©es et torturĂ©es. Toujours selon Roland Villeneuve, lors des exĂ©cutions, aussi paradoxal que cela puisse paraĂźtre, « Certains couraient dĂ©bordant d'enthousiasme, au-devant de la mort »[9]. Car, parfois la douleur, le chĂątiment annoncĂ©, la peur, transformaient comme par magie l'horreur en extase. La douleur devenant extatique et sexuelle. Michel Foucault cite le cas de François Billiard 1772, il s'Ă©tait poudrĂ©, frisĂ©, s'Ă©tait offert une paire d'escarpins neufs. « L'Ă©criteau qu'il portait sur la poitrine s'Ă©tant dĂ©rangĂ©, on a remarquĂ© qu'il le rectifiait » [10] D'aprĂšs Theodor Reik, « l'autopunition pour les premiers moines chrĂ©tiens et les acĂštes, devient un moyen d'excitation sexuelle. L'augmentation de la souffrance produit l'extase. L'Ăglise est amenĂ©e Ă dĂ©fendre des pratiques expiatoires trop sĂ©vĂšres parce qu'elles aboutissent frĂ©quemment Ă la satisfaction sexuelle. (...) » [11] - [12] Selon Virginie Despentes : « Les saintes, attachĂ©es, brĂ»lĂ©es vives, les martyrs ont Ă©tĂ© les premiĂšres images Ă provoquer chez moi des Ă©motions Ă©rotiques »[13]. Plusieurs scĂ©nes apercues, vĂ©cues ont suscitĂ© la sexualitĂ© de Sacher-Masoch : « DĂ©jĂ , enfant, jâavais, pour le genre cruel, une prĂ©fĂ©rence marquĂ©e, accompagnĂ©e de frissons mystĂ©rieux et de voluptĂ© (...). Je dĂ©vorais les lĂ©gendes des saints et la lecture des tourments endurĂ©s par les martyrs me jetait dans un Ă©tat fiĂ©vreux... » Sacher-Masoch en parle pour la premiĂšre fois dans la Revue bleue[14]. Les fabricants d'objets Ă©rotiques se sont adaptĂ©s Ă la demande des pratiquants du bondage et des sexualitĂ©s plurielles « ceintures de chastetĂ© » « cage Ă forme humaine » (vierge de Nuremberg) « menottes de forçats, de galĂ©riens » « camisoles de force ». Tous ce que l'humanitĂ© a utilisĂ© pour supplicier, contraindre l'Hommes est copiĂ© de façon carricaturale. Pour servir, non plus Ă l'asservissement social de l'individu, mais Ă des jeux sexuels ayant pour base le consentement des partenaires. Les peintres, les grands maĂźtres, plus rĂ©cemment des artistes comme Eric Stanton, John Willie, Le photographe Charles-François Jeandel[15] se sont inspirĂ©s de l'Inquisition et reprĂ©sentent des supliciĂ©s ludiques, attachĂ©s emprisonnĂ©s, par des accessoires copiĂ©s sur ceux des tortures ancestrales. Ces mĂȘmes artistes ont suscitĂ© des fantasmes originaires aux aficionados des sexualitĂ©s plurielles. Crucifixion du dĂ©but de l'Ăšre Meiji, Yokohama, Japan [modifier] Le shibari et les pratiques ancestrales au Japon La pertinence de cette section est remise en cause. (Merci d'indiquer la date de pose grĂące au paramĂštre date) ConsidĂ©rez le contenu de cet article avec prĂ©caution. Discutez-en ou amĂ©liorez-le ! « Aux origines, le shibari a une connotation religieuse. La corde est considĂ©rĂ©e comme sacrĂ©e. On lâutilise dâailleurs toujours dans les cĂ©rĂ©monies shinto pour dĂ©limiter le territoire des dieux. Ă lâĂ©poque Sengoku (1580-1600), le shibari devient guerrier. La corde est rangĂ©e parmi les armes dans les « 18 arts militaires ». Ă lâĂ©poque dâEdo (1603-1868), sous le nom de Zainin shibari (« le shibari des coupables »), on pratique le bondage comme une technique de rĂ©pression policiĂšre : le malfaiteur est attachĂ© de façon Ă ce que tous comprennent, en voyant son ligotage, qui il est, ce quâil a fait et quand il a Ă©tĂ© arrĂȘté⊠»[16] La corde - symbole de la loi â apparaĂźt alors comme le chĂątiment le plus terrible qui puisse frapper un ĂȘtre humain. Attacher une personne est un acte grave⊠»[17] « Un des bondages les plus douloureux consiste par exemple Ă attacher les avant-bras du prisonnier par derriĂšre, en reliant ses chevilles et ses coudes. Le sang est coupĂ© aux articulations, il finit par mourir la peau bleue pĂąle. Une autre position - Suruga doi - consiste Ă poser une Ă©norme pierre sur le dos d'un prisonnier suspendu jusqu'Ă ce qu'il... craque »[18] Dans un long passage, Midori nous explique que « les contraintes Ă©rotiques utilisant la corde » remontent Ă une Ă©poque sombre oĂč l'on torturait, capturait, entravait des prisonniers : le « Hobaku-jutsu ». Le « hojo-jutsu » permettait d'utiliser la corde sur un adversaire dĂ©jĂ capturĂ©[19]. Le Japon crucifia pendant l'Ăpoque Sengoku des guerres civiles (1138--1560), aprĂšs 350 annĂ©es sans peine de mort[20]. Câest lâintroduction du Christianisme qui influença le Japon. Article dĂ©taillĂ© : HojĆjutsu. Article dĂ©taillĂ© : Bondage Japonais. [modifier] Crucifixion au Japon Vingt-six martyrs du Japon (æ„æŹäșćć Nihon NijĆ«roku Seijin ? ) furent crucifiĂ©s, il s'agissait de chrĂ©tiens qui furent exĂ©cutĂ©s le 5 fĂ©vrier 1597 Ă Nagasaki. Leur martyre est particuliĂšrement important dans l'histoire du catholicisme au Japon. Hormis l'art avec lequel les Japonais procĂ©daient Ă des mises Ă mort par le ligotage, la crucifixion est le pendant occidental de ce chĂątiment de mise Ă mort. Car la mise Ă mort par crucifixion se fait aussi, essentiellement, par ligotage. Crucifixion par dĂ©votion Ă San Fernando, Pampanga, Philippines, PĂąques 2006 [modifier] Crucifixion théùtralisĂ©e dans la religion Des chrĂ©tiens, aux Philippines, se font crucifier le Vendredi saint. Ils ne restent pas longtemps ligotĂ©s Ă la croix. Quelquefois ils se font percer les membres. C'est par le ligotage qu'ils tiennent suspendus Ă la croix. LĂ , le maĂźtre c'est Dieu. Ce masochisme est bel et bien tournĂ© vers la mort. Le regard des spectateurs, ce regard est le mĂȘme que celui que dĂ©crit Michel Foucault[21] dans Surveiller et punir. Ă l'Ă©poque le public ne possĂ©dait pas d'appareil-photo. DĂ©sormais le public photographie. Qui aurait pu prĂ©voir que cette croix, cette crucifixion, toute cette douleur allaient ĂȘtre Ă©rotisĂ©es et des dizaines de milliers de fois mises en scĂšne dans des lieux de bondage et de domination pour attiser le plaisir sexuel. [modifier] Supplices par immobilisation en Occident La pertinence de cette section est remise en cause. (Merci d'indiquer la date de pose grĂące au paramĂštre date) ConsidĂ©rez le contenu de cet article avec prĂ©caution. Discutez-en ou amĂ©liorez-le ! Ă Rome et en Palestine, on crucifiait les esclaves et les hommes qui nâavaient pas la citoyennetĂ© romaine. Il s'agissait d'une exĂ©cution infamante. Elle Ă©tait aussi utilisĂ©e pour ceux qui se rĂ©voltaient contre lâoccupation romaine du peuple juif. [modifier] Tortures ancestrales, contraintes Vierge de Nuremberg et objets de torture. Cage, avatar BDSM de la vierge de Nuremberg Les diverses pratiques rĂ©pressives et les accessoires punitifs par immobilisation furent : l'estrapade, les Crucifiements, croix de saint AndrĂ©, croix quadrangulaire, l'Ă©cartĂšlement, le chevalet « Gravure des Hexenprozesse de E. Köning (Berlin 1928) », pendu par un bras encordĂ© avec des poids attachĂ©s aux pieds, table d'Ă©tirements, supplice de la roue, interrogatoire attachĂ© sur chaise de fer, masques de torture, cagoules des bourreaux, ligotage, perpĂ©trĂ©s jusqu'Ă ce que mort s'en suive. On punissait, exĂ©cutait les malfaiteurs en place publique. Plus tard on les a rĂ©duits en esclavage au bagne, aux galĂšres. Et, plus tard encore, on les a enfermĂ©s dans les hĂŽpitaux psychiatriques. Ce sont des Ă©vĂšnements, des lieux, des objets qui sont devenus fantasme originaire chez certains pratiquants du bondage. Petit Ă petit l'ĂȘtre humain a pris conscience de sa monstruositĂ© de ces scĂšnes innommables en place publique. Selon Michel Foucault[22]. Une partie du peuple a fini par rĂ©aliser l'horreur. Et il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d'attĂ©nuer la peur des condamnĂ©s en les droguant. Ces images sont gravĂ©es dans nos inconscients collectifs. Comment pourrions-nous les oublier ? C'est l'histoire de notre civilisation. La lecture, les peintures, les images religieuses, le cinĂ©ma en sont les tĂ©moins permanents. La Vierge de fer encore appelĂ©e « vierge de Nuremberg » Ă©tait un coffre ou une cage de fer ayant la forme d'un corps humain et pourvu de pointes intĂ©rieures. On refermait la cage sur le suppliciĂ©. La vierge de Nuremberg apparaĂźt dans l'Ă©pisode des Avengers (Chapeau melon et bottes de cuir). Elle apparait en cage Ă pointes sous le nom de cage sicilienne dans torture garden[23] On trouve une gravure de cette cage dans le livre collector[6] Elle terminera sa course dĂ©pourvue des pointes. Elle aura dĂ©sormais pour fonction de tenir l'Homme prisonnier sur un mode théùtralisĂ©, et pour son plus grand plaisir. [modifier] Ă la guerre Kafka relate les propos d'un de ses beaux-frĂšres, en permission : « Punitions infligĂ©es aux soldats. On les lie Ă un arbre jusqu'Ă ce qu'ils deviennent bleus. »[24] [modifier] Bondage criminel Les gangsters et les criminels ont souvent tuĂ© de diverses maniĂšres. Ils ont aussi utilisĂ© l'emmurement, une partie du corps ou l'engloutissement total du corps dans du bĂ©ton frais, dans le sable. ScĂšnes reprises au cinĂ©ma, comme le fait de tuer en enterrant vivant dans le Casino de Martin Scorsese. Dans la mythologie grecque, Antigone fille d'Ćdipe est enterrĂ©e vivante. [modifier] Transcendance du chĂątiment, du supplice vers l'Ă©rotisme et le bondage festif AndromĂšde enchaĂźnĂ©e aux rochers (1630) Selon AgnĂšs Giard, « au XXe siĂšcle, les techniques dâimmobilisation par corde, qui sont encore de nos jours enseignĂ©es aux policiers (sous le nom de taihojutsu), laissent progressivement la place Ă un art plus âdĂ©viantâ : on lâappelle shibari (âliĂ©â) ou encore kinbaku (âligotageâ). Câest lâart dâattacher de façon Ă©rotique[25]. » Selon Midori, Seiu Eto fait ses premiĂšres photographies de femmes punies en 1919, il est selon elle le prĂ©curseur de la forme moderne du ligotage Ă©rotique japonais. Selon Sacha Nacht, Josephus Flavius racontait que le frĂšre d'HĂ©rode, PhĂ©rosas, se faisait, lui, enchaĂźner par ses esclaves[26]. C'est une des premiĂšres sources connues affichant le BDSM. Plus tard les grands maĂźtres, inspirĂ©s par les textes de la mythologie, pour exemple la thĂ©matique de la demoiselle en dĂ©tresse, ladite demoiselle Ă©tant trĂšs souvent enchaĂźnĂ©e ou ligotĂ©e, a connu une grande diffusion depuis l'AntiquitĂ© classique jusqu'Ă nos jours. Apparu avec plusieurs personnages fĂ©minins de la mythologie antique comme AndromĂšde[27] et HĂ©sione[28], enchaĂźnĂ©es et exposĂ©es aux monstres marins ou encore la nĂ©rĂ©ide ThĂ©tis qui ne se rĂ©sout Ă convoler avec PĂ©lĂ©e qu'aprĂšs avoir Ă©tĂ© capturĂ©e et ligotĂ©e[29], le thĂšme de la demoiselle liĂ©e se retrouve dans de nombreux poĂšmes et chansons de gestes mĂ©diĂ©vaux (telles que Le Roman de Tristan, de BĂ©roul[30]) jusqu'aux romans d'aventures, avec force reprĂ©sentations depuis l'iconographie antique et mĂ©diĂ©vale jusqu'aux gravures et peintures de l'Ă©poque moderne. Pour Ă©voquer des aspects plus directement sexuels, il convient de relater une anecdote de l'Histoire Auguste selon laquelle l'empereur romain Elagabale avait coutume d'atteler des jeunes filles Ă son char et Ă se faire tirer dans cet Ă©quipage (un camĂ©e conservĂ© Ă la BibliothĂšque nationale et datant de cette Ă©poque reprĂ©sente ce type de scĂšne) ; cette pratique n'est pas sans rappeler le pony-play, pratique fĂ©tichiste. [modifier] ScĂšnes originaires Jo-Jo comics (1948) Quels qu'en soient leur cruautĂ©, les images, les coutumes, les rĂ©cits de l'histoire de l'humanitĂ© constituent un vivier pour l'esprit et peuvent devenir la scĂšne originaire pour le spectateur sensible. [modifier] Les super hĂ©ros Les super hĂ©ros nĂ©s sur bande dessinĂ©e capturent, ligotent, bĂąillonnent leurs ennemis, et se font souvent capturer Ă leur tour. Wonder Woman, est la force incarnĂ©e, dominatrice Ă souhait. Le pĂšre de Wonder Woman, reine des amazones, c'est William Moulton Marston : « MĂȘme les filles ne voudront pas ĂȘtre des filles tant que nos archĂ©types fĂ©minins manqueront de force, de vigueur et de puissance. Comme elles ne veulent pas ĂȘtre des filles, elles ne veulent pas ĂȘtre tendres, soumises, pacifiques comme le sont les femmes bonnes. Les grandes qualitĂ©s des femmes ont Ă©tĂ© mĂ©prisĂ©es Ă cause de leur faiblesse. Le remĂšde logique est de crĂ©er un personnage fĂ©minin avec toute la force de Superman plus l'allure d'une femme bonne et belle[31]. » En 1954, pour Wertham il y a quelque chose d'obscĂšne dans les comics. Il pense que cela risque d'influencer les adolescents vers une sexualitĂ© que la morale rĂ©prouve. Il lance sa croisade anti comics : « Pour Wonder Woman, une amazone en corset moulant qui capture les hommes au lasso, le glas a sonnĂ©[32]. » Plus tard elle renaĂźtra de ses cendres sous les pinceaux de George Perez. Wonder Woman c'est aussi une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e avec Linda Carter, « qui fit couler beaucoup d'encre et Ă©veilla nombre d'adolescents Ă travers le monde aux choses de l'Ă©rotisme et du bondage[32]. Wonder Woman, c'est aussi l'hĂ©roĂŻne ligotĂ©e Ă son tour[33],[34] ». Serleena, dans Men in black II, a le pouvoir de faire sortir des serpents du bout de ses doigts. C'est avec les serpents sortis de ses chairs qu'elle ligote et anĂ©antit ses ennemis. [modifier] Les dessins animĂ©s Dans La Belle au bois dormant[35], c'est le prince Philippe capturĂ©, ligotĂ©, enlevĂ© et enchaĂźnĂ© et mis aux fers dans le donjon par MalĂ©fique la sorciĂšre aux allures de dominatrice fĂ©roce. [modifier] Jeux d'enfants Sur les plages, les enfants creusent des trous dans le sable s'allongent dans le trou et se font recouvrir de sable. Ils jouent aux indiens, aux gendarmes et aux voleurs. « Je les attache comme lorsqu'ils jouaient aux indiens[36]. » « Enfant, j'aimais attacher mes camarades avec des cordes. Je savais que je pouvais me le permettre sans problĂšme. Car la sociĂ©tĂ© accepte que les enfants jouent Ă ces jeux innocents : la guerre entre cow-boys et indiens. Plus tard, alors que je vivais un dĂ©sir obsĂ©dant de bondage pour moi, et que je recherchais Ă©galement la maĂźtrise, la mise en esclavage des femmes, Ă ce moment sans que personne ne me l'apprenne, j'ai compris que je ne pouvais ĂȘtre acceptĂ© par la sociĂ©tĂ©. Qu'il Ă©tait dangereux de continuer. Le plus Ă©trange, c'est que je me trouvais parfaitement normal. J'avais alors quinze ans. Et, j'ai arrĂȘtĂ©, d'instinct et sans le conseil de personne. (...) Je trouvais la paix uniquement en Ă©crivant. Personne ne me lisait, mais c'Ă©tait pour moi une thĂ©rapie. J'Ă©tais hors norme, et, il fallait assumer[37]. » Anne Larue nous parle de la littĂ©rature enfantine : FantĂŽmette[38]. « Le brigand des brigands s'appelle Le Furet : en face de FantĂŽmette se dresse une autre bĂȘte de la nuit, qui passe son temps Ă la capturer. DĂ©licieusement ligotĂ©e, kidnappĂ©e, menacĂ©e de mort par des mĂ©chants d'opĂ©rette. Elle triomphe toujours (...) » Il n'y a pas que FantĂŽmette prĂ©cise Anne Larue, il y a Le Club des cinq - Des filles et des garçons en pension qui se retrouvent pour les vacances et qui vivent des aventures avec souterrains, baillons et ligotages. « Au dĂ©but Ă©tait le ligotage d'Indiens en pyjama rouge couronnĂ©s de plumes de pigeon trempĂ©es dans l'encre et armĂ©es de manches de balayettes. C'Ă©tait le temps du bateau ivre ; on Ă©tait clouĂ©s nus aux poteaux de couleur. (...) On allait au cirque. Ce n'Ă©tait que cordes attachant de maniĂšre compliquĂ©e des trapĂ©zistes, Ă©quilibristes, suspension, liens autour du corps, balançoire la tĂȘte en bas. (...) On jouait au ligotage (...) Ă se dĂ©guiser Ă se masquer. (...) on jouait Ă la guerre (...) qu'est-ce qu'on peut aimer la guerre quand il n'y a pas de vrais morts[39]. » LĂ , Anne Larue touche du doigt le Bondage et discipline, domination et soumission et sado-masochisme C'est comme les jeux d'enfant, c'est se jouer de la guerre, pour ne pas la faire. Caricaturer les pires drames. La dĂ©rision qui rend impuissante toute cruautĂ©. [modifier] Cordes, ligotage DĂ©monstration de bondage par Van Darkholme au Folsom Street Fair, 2003. Un modĂšle se prĂ©pare pour une scĂšne de bondage suspendu. L'usage de la corde est commun dans le bondage. On nomme l'usage de la corde, le ligotage. Pendant la guerre avec le Japon les soldats amĂ©ricains ont assistĂ© Ă des scĂšnes de bondage japonais. Ce qui a suscitĂ© chez eux, un violent dĂ©sir de reproduire du ligotage. Lorsqu'ils sont revenus en Occident, ils ont pratiquĂ© un ligotage sauvage, sans les techniques du bondage japonais[40]. C'est seulement depuis quelques annĂ©es et notamment avec les Ă©changes entre les Japonais et les Occidentaux et aussi grĂące aux publications de YĂŒrgen Boedt de Secret Magazine et aujourd'hui avec Internet, que les techniques sĂ©rieuses du Shibari ont Ă©mergĂ© en Occident. Il fut un temps oĂč l'on ne connaissait que la corde dans les pratiques festives. La corde provoque l'inconfort et la douleur des chairs. Cette douleur va crescendo en fonction du temps oĂč le sujet est contraint. Pour affiner leurs techniques, les maĂźtres du bondage cherchent Ă utiliser des cordes de plus en plus fines. Certains sujets passifs (modĂšles) sont addicts de cet inconfort, Ă ces douleurs. Ils les transcendent en plaisir. Ils cherchent un Ă©tat extatique qu'il leur arrive, parfois, de rencontrer. D'autres, n'arrivent pas Ă dĂ©passer la douleur que provoque la corde sur les chairs. Ils recherchent une contrainte plus confortable et s'intĂ©ressent Ă une entrave diffĂ©rente de la corde. Article dĂ©taillĂ© : Bondage Japonais. [modifier] Contraintes de toutes sortes [modifier] VĂȘtements et accessoires de contrainte Fig. 12. â Corset en fer (MusĂ©e Carnavelet.) Monogant. Planche II. IntĂ©rieur de la boutique d'un tailleur de corps John Willie Revue Bizzare VĂȘtements prison John Willie, Revue Bizzare John Willie Revue Bizzare [modifier] Les corsets Les corsets ne furent pas toujours l'accessoire Ă©lĂ©gant que l'on connait aujourd'hui. Et mĂȘme aujourd'hui, le corset peut ĂȘtre utilisĂ© comme accessoire de contrainte lorsqu'il est anormalement serrĂ© et enveloppant. Les corsets, trĂšs ouverts au temps d'Isabeau de BaviĂšre, furent trĂšs ajustĂ©s Ă la fin du XVe siĂšcle. Au point que le poĂšte Olivier de la Marche intitula une piĂšce du Parement des dames d'honneur, « Le corset ou la cotte de chastetĂ© » : « ... lye le corps. Et cotte et piĂšce entre-tient fermement[41] ». Ă cette Ă©poque les corsets se lacent par derriĂšre et la femme qui porte le corset ne peut pas l'ĂŽter seule. « Pour faire un corps bien espagnolĂ©, quelle gĂ©henne les femmes ne souffrent-elles pas, guindĂ©es et sanglĂ©es avec de grosses coches sur les cĂŽtes jusques Ă la chaire vive. Oui, quelque fois Ă en mourir[42]. » On retrouve cette citation de Montaigne dans un livre collector publiĂ© Ă seulement 880 exemplaires en 1933[43]. « On a pas de peine Ă le croire, non plus qu'au danger que ces cosses de bois - et le busc sur la poitrine faisait courir au fruit de la grossesse », poursuit F. Libron. « J'ai ouy parler, de quelques demoiselles, voirre en ay congnue, qui n'ont point faict difficultĂ© de porter bustes aux despens du fruict qui estoit en leur ventre et pour ne perdre l'honneur d'avoir un corps gent »[44]. Les corsets ont Ă©tĂ© longtemps fabriquĂ©s en fer, ce qui rendait le port du corset contraignant et douloureux. Certains sont exposĂ©s au musĂ©e de Cluny et au musĂ©e Carnavalet[45]. Juliette Gide, femme de caractĂšre autoritaire et puritaine, la mĂšre d'AndrĂ© Gide obligeait son fils Ă porter un corset de fer[46]. [modifier] Les grands crĂ©ateurs de vĂȘtements prison Les grands crĂ©ateurs de vĂȘtements prison furent John Willie, Eric Stanton et John Sutcliffe. Le fantasme est vecteur de l'art du bondage de la discipline festive et du SM. Et lorsque les dessinateurs, les photographes couchent leurs fantaisies sur papier. Ils gĂ©nĂšrent, Ă leur tour, d'autres fantasmes, une autre inspiration. Par exemple on peut se demander qui a Ă©tĂ© inspirĂ© pour crĂ©er le monogant et par qui ou par quoi ? Les dessins de John Willie et d'Eric Stanton regorgent de femmes liĂ©es dans le dos, et l'on y voit mĂȘme, dĂ©jĂ , des monogants. YĂŒrgen Boedt Ă publiĂ© dans Secret Magazine un article sur ce que l'on nomme forniphilie ou encore meuble humain. L'article est Ă©crit par Jeff Gord[47] et les photos reprĂ©sentent des femmes attachĂ©es par des cordes ou des liens de cuir. Elles reprĂ©sentent une lampe, ou le dossier d'un fauteuil, la selle d'un tricycle, un parechoc de voiture, divers meubles ainsi que des sculptures artistiques[48]. En 1994, paraissait le premier numĂ©ro de la revue Maniac. DĂ©jĂ Gilles Berquet y relatait ce que l'on nomme aujourd'hui forniphilie. Il nommait cela, « Les commoditĂ©s de la femme ». Il commente divers dessins et photos. Un semainier, la femme y est enfermĂ©e. Le plateau supĂ©rieur est, pour la circonstance, transformĂ© en carcan ainsi que les cĂŽtĂ©s supĂ©rieurs du meuble. La tĂȘte Ă©merge du plateau supĂ©rieur. La tĂȘte supporte un lustre et une ampoule, et devient une lampe. Les bras sortent sur les cĂŽtĂ©s du semainier. L'un d'eux avec dans la main un plateau contenant une montre et des boutons de manchette. Et l'autre bras supporte des cravates au niveau du poignet. Le premier tiroir est ouvert laissant apparaĂźtre les seins de la femme, comme s'ils Ă©taient de simples accessoires rangĂ©s dans le tiroir. Plus loin une femme parapluie, une autre femme lampe, une femme attachĂ©e dans un pot de fleur bondĂ©e par une plante grimpante. Enfin des photos de Gilles Berquet, inspirĂ©es par son maĂźtre John Willie. Photo ou le corps de la femme est enfermĂ© dans une malle, laissant apparaĂźtre le visage et le bas des jambes[49]. L'hĂ©roĂŻne de John Willie, Gwendoline est considĂ©rĂ©e comme l'icĂŽne du bondage. John Willie a publiĂ© la revue « Bizzare » On doit une réédition complĂšte de cette revue au collectionneur et photographe Eric Kroll[50]. Dans Bizarre on retrouve toutes sortes de textes d'images offerts par des lecteurs. C'est un voyage dans l'imaginaire de l'artiste on y retrouve de nombreux dessins de John Willie. Quelques exemples : Une femme empaquetĂ©e comme un bonbon. Une ganse ferme le paquet autour du cou, un ruban enserre le sachet au niveau des chevilles « « Fancy Dress Cracker[51] ». John Willie passe en revue les vĂȘtements prison dans la sociĂ©tĂ©. Et dĂ©jĂ il affiche lâimage du Niqab. Puis, un vĂȘtement de cirque, un clown est entiĂšrement enfermĂ© dans son habit de scĂšne, seul le visage apparaĂźt[52]. Une autre robe quâil nomme "the Slug" : bras enfermĂ©s trĂšs contraints cagoule laissant apparaĂźtre la bouche et le nez[53]. Tenue militaire contraignante, bras enfermĂ©s dans le dos et dans un coffre. Une autre veste celle dâun smoking les bras semblent ĂȘtre contraints dans le dos[54]. Une camisole de cuir, certainement artisanale, vu lâĂ©poque[55]. Il affiche des combinaisons de cuir entiĂšrement lacĂ©es le long des jambes intĂ©rieurement et extĂ©rieurement, ainsi que le long de bras. Comme au Japon, tout est question de laçage. En revanche, qu'il s'agisse de John Willie ou d'Eric Stanton, le ligotage n'est pas inspirĂ© de l'art traditionnel japonais. Il n'est pas non plus l'objet principal de la contrainte. Eric Stanton, outre les superbes reprises des supplices - l'inquisition revue et corrigĂ©e sur un mode festif et artistique - Eric Stanton a mis en place des trompe-l'Ćil avec les vĂȘtements de contrainte[56]. GrĂące Ă Eric Kroll (en) les Ćuvres dâEric Stanton furent rééditĂ©es. Ces rééditions retracent une vaste partie du travail de lâartiste. Concernant les tenues truquĂ©es servant Ă immobiliser les hommes ou les femmes. On peut noter par exemple les productions Irving Klaw avec les revues « Bondage enthusiasts bound in leather », ou encore « Pleasure bound ». On trouve lâouvrage Ă©ditĂ© par Eric Kroll, Eric Stanton (par Eric Kroll aux Ă©ditions Taschen), de multiples dessins tels que des robes corsetĂ©es qui ne laissent aucune libertĂ© de mouvement aux jambes. Les femmes ont leur bras emprisonnĂ©s Ă lâarriĂšre par un fourreau que lâon appellera plus tard monogant. Toutes les cuissardes sont lacĂ©es. « Le masochiste aime les laçages, les nĆuds les fixations »[57]. Ătonnant dessin dâEric Stanton[58] Une des femmes porte une combinaison de cuir lacĂ©e au niveau des jambes intĂ©rieur extĂ©rieur. Les bras sont enveloppĂ©s Ă lâintĂ©rieur de la combinaison qui fait office de camisole. Les talons des cuissardes sont anormalement hauts. Ce qui rend tout mouvement impossible. Le visage « cagoulĂ© » est devant derriĂšre. La face est du cĂŽtĂ© des fesses. Et la nuque est du cĂŽtĂ© des seins. Ă la taille la femme prĂ©sumĂ©e porte une ceinture dâacier reliĂ©e par une barre Ă une ceinture identique portĂ©e par une jeune femme en tenue plus lĂ©gĂšre et dont les bras sont attachĂ©s Ă la barre de liaison. Toujours dans Pleasure bound, une femme corsetĂ©e de la poitrine aux genoux. Elle est retenue par un cercle serrĂ© Ă la taille, reliĂ© Ă une colonne, la mĂȘme image vue de dos reliĂ©e Ă la mĂȘme colonne les bras enfermĂ©s derriĂšre le dos, dans un monogant. [modifier] Sacs d'enfermement : full latex, total enclosure, heavy rubber En cuir, il s'agit d'une sorte de sac de couchage sanglĂ©. On s'en sert gĂ©nĂ©ralement sur une table. Cette table peut ĂȘtre munie d'anses dans lesquelles on peut Ă nouveau passer des sangles de cuir, serrant plus fermement encore le sujet contraint. Les Anglais nomment ces sacs body-bag ou sleeping-bag. Ces sacs supportent gĂ©nĂ©ralement des anneaux qui permettent d'y passer des cordes pour serrer le sujet Ă volontĂ©. [modifier] L'inflatable Inflatable signifie « gonflable », terme jamais employĂ© en français. C'est un sac de latex qui comporte deux enveloppes du mĂȘme matĂ©riau. Le sac se gonfle entre les deux couches de latex et le sujet est prisonnier. Certains ont une forme de gros poisson, comme celui de Jonas, une grosse mama baleine, qui bien entendu se rapporte au ventre maternel. Le sujet est, cependant, moins contraint que dans le sac de cuir. Contrairement au vacuum bed, l'inflatable doit ĂȘtre pratiquĂ© sous surveillance, mais il n'est pas dangereux. [modifier] Le vacuum bed Deux draps de latex collĂ©s entre eux Ă l'extrĂ©mitĂ© des quatre cĂŽtĂ©s. Ils sont ensuite tendus sur un cadre. Le sujet se place entre les deux couches de latex. Un tube sort de sa bouche et transperce le latex. On fait le vide d'air. Le vide d'air peut tout arrĂȘter, circulation du sang, respiration des pores de la peau, Ă©tranglement au niveau des artĂšres, car le sujet n'est pas ligotĂ©, mais pĂ©trifiĂ©. Il est dĂ©conseillĂ© de s'en servir sans expĂ©rience et sans une attention trĂšs particuliĂšre. [modifier] Combinaison de latex « Quand je lui ai offert cette combinaison, je savais qu'il aimerait ce cachot souple oĂč la victime est plus Ă l'Ă©troit que le fĆtus dans l'utĂ©rus oĂč il est enfermĂ©. Cette pratique nouvelle me l'attacherait mieux que des liens de chanvre, d'acier, mieux que toutes les chaĂźnes des donjons. (...) Quand je lui mettais la combinaison, il Ă©tait comme un bĂ©bĂ© du Moyen Ăge. Vous savez, dans les tableaux oĂč ils sont emmaillotĂ©s des pieds Ă la tĂȘte[59].)[note 1]. » suspension en sleeping bag cuir. CirĂ© noir : « La premiĂšre fois que "CirĂ© Noir" mâa Ă©crit, je ne lui ai pas rĂ©pondu. Il a insistĂ© (âŠ) jâai jouĂ©. Il Ă©crivait son programme » : "Lorsque tu mâouvres tu es dans ton cirĂ© de caoutchouc noir (tu commences Ă me dĂ©shabiller en me disant : 'Je vais tâencaoutchouter', (âŠ) tu attrapes lâimpermĂ©able en toile de Chine caoutchoutĂ© gris (âŠ) tu me le mets, tu le boutonnes. Elle me met la ceinture dans le mĂȘme temps tu me mets la capuche qui, tu tâen souviens comporte deux laniĂšres de caoutchouc. Elle les attrape et Elle me les enroule autour du cou, mais Elle les serre fortement. En fait, Elle mâĂ©trangle modĂ©rĂ©ment. Elle fait plusieurs tours ( âŠ) La cape de caoutchouc mâenveloppe comme une couche et celle-ci mâĂ©trangle. ( âŠ) Elle me passe, Elle, la ceinture Ă chaque poignet en serrant bien les boucles. (âŠ) Elle mâencagoule bien Ă fond par-dessus la capuche (âŠ) AussitĂŽt, je la sens me passer une sangle autour du cou, par-dessus le caoutchouc du sac. ImmĂ©diatement tu lui dis : - 'S'il tente quoi que ce soit, serre bien le caoutchouc, et Ă©touffe-le. On va bien le ligoter dans le caoutchouc, il ne faut pas quâil puisse se dĂ©battre'" ». CirĂ© Noir Ă©tait addict du bondage, et en mĂȘme temps fĂ©tichiste du caoutchouc, des odeurs. Apparemment, seuls les impermĂ©ables en toile de chine odorants l'excitaient. Ătre entiĂšrement contraint dans le caoutchouc, le rubber, le latex on nomme cela aujourd'hui « full latex » « heavy rubber » « total enclosure ». CirĂ© noir cherchait Ă ĂȘtre Ă©touffĂ© dans le caoutchouc. Ă l'Ă©poque ou CirĂ© noir Ă©crivait, il n'existait pas les accessoires de « breath control », ni de sacs d'enfermement. Encore que pour rentrer dans le programme de « CirĂ© noir » les sacs auraient dĂ» ĂȘtre fabriquĂ©s en caoutchouc de Chine[60]. [modifier] Suspensions En cage pour en jouir. Harnais, cage de cuir (liens croisĂ©s en cuir, la cage suspendue fait que les liens se resserrent avec le poids du sujet. [modifier] Monogant [modifier] Soie Il existe quelques fĂ©tichistes de la soie et souvent des foulards de soie qui aiment se sentir impuissants, ligotĂ©s dans la soie. Ă travers cette immobilisation dans la soie, il cherche le cocon et donc le ventre maternel selon Otto Rank. Momie de soie : CâĂ©tait son pseudonyme sur Minitel, il Ă©crivait : « MaĂźtresse adorĂ©e, merci pour ce long message concernant ma future rĂ©compense. Oui, je suis bien avec vous, ligotĂ©, bĂąillonnĂ© dans mes foulards... »[61]. [modifier] Bondage et fĂ©tichisme du lycra « Lâhomme arriva avec une cinquantaine de collants, il enfila environ vingt collants quâil remonta jusque sous les bras. Il en dĂ©chira vingt autres Ă lâentre-jambe. Il passa la tĂȘte dans la dĂ©chirure, et les bras dans les jambes des collants. « VoilĂ MaĂźtresse, maintenant je vais vous demander de me bĂąillonner. »(...) « Les derniers collants lui servirent de cagoule. Puis il enfila un collant de danse » : « MaĂźtresse, tirez sur les manches et ficelez les bouts, je vous en prie. » Il rĂ©clama une cagoule en cuir. Ainsi vĂȘtu, il fallut lâenrouler de bandes de toile adhĂ©sive de huit cm de large et sur tout le corps. Il resta allongĂ© ainsi sur le ventre environ trois heures, puis rentra chez lui pour continuer Ă rĂȘver. Il ne voulait surtout pas dâorgasme. Ă la question, comment cela a-t-il dĂ©butĂ© ? Il rĂ©pondit : « Enfant, j'avais treize ans, je suis tombĂ© dans une bouche dâĂ©gout. La plaque de fonte avait Ă©tĂ© dĂ©placĂ©e, on y faisait des travaux. Il y avait plein de cordages⊠Je suis restĂ© suspendu. Jâai bandĂ© comme un fou et jâai giclĂ©. »[62] [modifier] Bondage momification cellophane [modifier] Camisoles, minerves Menottes psychiatriques fermant Ă clef et servant aussi au transport des prisonniers et dans ce cas devenues jouets de bondage. La camisole est recherchĂ©e par des amateurs de bondage confortable et ferme[63]. Les fĂ©tichistes du cuir ou du latex la prĂ©fĂ©reront dans ces matiĂšres. D'autres se rapprochant plus des fantasmes mĂ©dicaux chercheront la vraie camisole psychiatrique en toile Ă©crue. La camisole qui s'achĂšte sur les sites sous le nom de « Humane restraints ». Ces sites fournissent les hĂŽpitaux psychiatriques et les prisons, pour les transports de prisonniers. Ils fabriquent des menottes doublĂ©es de cuirs solides, aussi solides que celles fabriquĂ©es en acier. Et qui ferment Ă clef. « Les photos pornographiques que jâai Ă©voquĂ©es prĂ©cĂ©demment Ă©taient dĂ©crites Ă lâintention des acheteurs Ă©ventuels, dans un langage stylisĂ©. Des mots ordinaires Ă©taient utilisĂ©s selon une technique stĂ©nographique destinĂ©e Ă Ă©veiller des goĂ»ts spĂ©cifiques. Le mot de « bondage », par exemple, Ă©tait utilisĂ© avec insistance Ă propos de photos de femmes prisonniĂšres de camisoles de force ou de menottes. On nâacquiert pas le goĂ»t pour des photos de type « bondage » sans avoir appris de quoi il sâagit et comment y prendre du plaisir[63]. » Mozart, c'Ă©tait son pseudonyme sur minitel : « Jâai huit ans, (âŠ) Je serre ce que jâappelle encore mon zizi entre mes cuisses. Pour serrer encore plus, je mâattache les genoux avec un chiffon trouvĂ© au fond de mon cartable. Lâinstitutrice le remarque. Elle me dit publiquement de mâarrĂȘter de mâattacher. Ce premier plaisir, ce lien secret, cette humiliation publique sont les premiers souvenirs de ce que jâai appris Ă appeler le bondage(...) Je joue avec des cordes et des ficelles. TĂątonnent, plaisir honte. Pour que ça marche, il faut que je m'attache serrĂ© et que je me dĂ©batte. Pourtant il faut aussi que je puisse me libĂ©rer. Je simule mon cocon (ventre maternel?) Avec une combinaison de ski ou de voile, avec un K-way, avec des bottes de pĂȘche soudĂ©es Ă une salopette de caoutchouc, avec un sac de couchage. Je dĂ©couvre les courroies, les harnais de voile, d'alpinisme (...) J'achĂšte des menottes dans une boutique. DĂ©ception. Elles me font mal. Ce ne sont pas des jouets pour moi. Je suis fascinĂ© par les camisoles de force, Je m'en bricole une (...) » Libre de ses jambes, il continue : « Cette semi libertĂ© est encore plus frustrante. (..) Ce soir je vais chez X. J'y passerai le week-end. L. viendra de Londres. Je ne sais ce qu'elles me feront. SanglĂ© sur un lit d'hĂŽpital, "camisolĂ©", suspendu par les chevilles, ou enfermĂ© dans un sac. Le yeux bandĂ©s pour ne pas voir leur mains s'activer Ă stimuler, tourmenter mon corps[64]... » Et depuis plus de dix ans les sites « Human restraints » fournissent Ă©galement les aficionados du bondage. Avec la minerve et le plĂątre c'est tout l'univers psychiatrique et hospitalier de la souffrance qui est lĂ , Ă©rotisĂ©. Il existe des Hommes (hommes et femmes) qui recherchent l'immobilisation dans le plĂątre, la leur ou celle de leur dominĂ©. C'est univers du photographe Romain Slocombe[65] relatĂ© dans le livre de StĂ©phan LĂ©vy-Kuentz[66] [modifier] Carcans [modifier] Cages, cages humaines [modifier] Bondage dans les duvets TrĂšs rare et un bien Ă©trange personnage, le seul connu en France[67]. Duvetnyl de son pseudonyme n'a qu'un seul fournisseur au monde image en ligne[68] La scĂšne originaire pourrait provenir de ce spectacle[69] [modifier] Les cĂ©lĂ©britĂ©s de la scĂšne internationale du bondage [modifier] Tonton ficelle Bondage en costume d'Ă©poque. L'encyclopĂ©die du sadomasochisme[70] rĂ©vĂšle que « Tonton ficelle » a frĂ©quentĂ© les milieux SM parisiens. Il Ă©tait expert reconnu dans la pratique du bondage ligotage. On ne spĂ©cifie pas si Tonton ficelle s'inspirait du bondage japonais mais, au cours de soirĂ©es organisĂ©es, de nombreux couples s'offraient pour que Tonton ficelle exerce ses talents. Il est l'auteur de dessins sur le thĂšme du sadomasochisme publiĂ©s dans Contraintes[71]. [modifier] Irving Klaw Bettie Page modĂšle bondage dĂ©couvert par Irwing Klaw. Irving Klaw, l'Amazone initiĂ©e au combat. Les femmes reprĂ©sentĂ©es dans la lingerie extrĂȘmement ajustĂ©e et la hauteur des talons Ă©taient telles quâil sâagissait dâimmobilisation et donc de bondage. Des combats de femmes-chats (cat-fights), la fessĂ©e, et des formations raffinĂ©es d'esclaves. Presque toutes ces performances ont Ă©tĂ© tirĂ©es Ă peu dâexemplaires dans des studios au-dessus de ceux des nouvelles stars de cinĂ©ma ou dans un espace voisin, le grenier par exemple. Au moins deux films avec Bettie Page : les bondages sur chaise et les filles dans la jungle attachĂ©es aux arbres ont traversĂ© le monde entier. Les photos prises pendant le tournage des films Ă©taient Ă©galement vendues au magasin et dans les catalogues de vente par correspondance et le dĂ©filĂ© bisannuel de modĂšles[72]. Câest en regardant les photos de bondage d'Irwing Klaw que lâon comprend qu'Ă leurs dĂ©buts, les AmĂ©ricains ne possĂ©daient pas les techniques du bondage japonais. « Vintage » Irving Klaw[73], il photographie Bettie[74] et la filme dans Bettie Page Bondage Queen[75],[76]. [modifier] Midori DĂ©monstration de bondage suspendu au Folsom Street Fair, 2005. Midori, ou « Fetish Diva Midori », est une dominatrice, auteure. Elle vit Ă San Francisco. D'origine japonaise, Midori, elle, est cĂ©lĂšbre en raison de sa pratique artistique du bondage japonais, de ses performances, de ses Ă©crits. Elle a une connaissance approfondie des sexualitĂ©s plurielles et en particulier du BDSM. Son principal ouvrage est traduit en français : Les SortilĂšges du bondage japonais[77]. D'aprĂšs Midori « Comme de nombreux aspects du SM, le bondage japonais a une histoire tĂ©nĂ©breuse[3]. » Elle nous apprend Ă©galement « que depuis l'AntiquitĂ© Ă nos jours, les cĂ©rĂ©monies religieuse japonaises ont fait un usage abondant de cordes et de liens pour symboliser les connexions entre l'Humain et le Divin et pour dĂ©limiter des espaces et des moments sacrĂ©s. » Pour Midori au Japon tout est une question de laçage, elle cite le Kimono qui n'a ni bouton ni crochets. Au Japon les prĂ©sents devaient ĂȘtre emballĂ©s avec art et ficelĂ©s suivant un dessin trĂšs complexe. Midori parle du théùtre Kabuki, considĂ©rĂ© aujourd'hui comme une forme d'expression artistique. Elle fait une analogie avec les piĂšces de Shakespeare, Ă l'Ă©poque du Globe theatre. « Comme celui de Shakespeare, populaire, farci de scĂšnes paillardes incluant des nereba (scĂšnes d'amour et de sexe et des semega (scĂšnes de torture)[78]. » Enfin prĂ©cise Midori, si les Japonais ont utilisĂ© les cordes, plutĂŽt que le cuir le bois ou le mĂ©tal pour entraver les prisonniers. C'est parce que il y avait peu de terre cultivable pour Ă©lever des animaux et que ces terres Ă©taient plutĂŽt rĂ©servĂ©es Ă la culture du riz et que les moyens ne permettaient pas d'Ă©lever des bĂȘtes pour utiliser leur peau[79]. [modifier] Jim Stewart Jim Stewart est un homme de théùtre. Il façonna d'abord quelques objets de contrainte Ă usage personnel. Ces objets eurent un tel succĂšs quâil crĂ©a un petit atelier artisanal. Le bouche-Ă -oreille fut rapide. Les commandes affluĂšrent du monde entier par ceux qui nâĂ©prouvaient aucun plaisir Ă ĂȘtre ligotĂ©s, et qui recherchaient le confort dans la contrainte. Lâimportant Ă©tait pour eux de vivre cet enfermement en sachant que leur libertĂ© ne dĂ©pendait que de leur dominant. Jim Stewart fut inspirĂ© par toutes sortes dâobjets dâenfermement, camisoles psychiatriques, minerves, cagoules. Ses cagoules Ă©taient doublĂ©es dâun cuir souple. Jim devait son savoir-faire aux artisans des gants de boxe anglais. Ils lui avaient appris Ă travailler le cuir. Il fabriqua des fers d'esclave en sâinspirant des galĂšres, les fers que lâon voit dans les vieux films tels que L'Aigle des mers. Il crĂ©a des body cages inspirĂ©es par la vierge de Nuremberg. Il crĂ©a toute sorte de harnais, des cages de cuir Ă suspendre, etc. Un fou de kidnapping dĂ©nommĂ© John industrialisa les crĂ©ations de Jim, qui resta uniquement le designer : aujourd'hui la marque Fetters est universellement connue. [modifier] JG-Leathers JG Leathers dans une partie de sa crĂ©ature « J'ai en moi cette image figĂ©e des enfants qui commencent Ă marcher et qui sont "contrĂŽlĂ©s", pour Ă©viter qu'ils fassent des bĂȘtises. Ils sont dans un harnais reliĂ© Ă la main de la mĂšre par une laisse. Cela m'a toujours captivĂ©. Le contrĂŽle pour moi, c'est trĂšs important. Qu'il s'agisse de mon propre contrĂŽle ou du contrĂŽle de ma partenaire, je suis hantĂ© par cette image du contrĂŽle Ă distance. » Ce n'est pas la seule image, dit-il : « avec mes parents nous sommes allĂ©s un jour Ă un show aĂ©ronautique de La Royal Canadian Air Force. Les parachutistes portaient des harnais. J'Ă©tais littĂ©ralement envoĂ»tĂ©. Ils portaient des casques, avec des Ă©crans de protection sur le visage. Ces Ă©crans ressemblaient aux protections en grillage des escrimeurs. (...) J'ai compris que je pouvais fabriquer la CrĂ©ature avec laquelle je pourrais fusionner. Avec du latex ! LumiĂšre ! Tout arrive ! La rĂ©alisation fut une rĂ©vĂ©lation incroyable. J'ai appris les techniques du travail du cuir, du fer, de l'aluminium, du cuivre, du bois, du latex, et de l'Ă©lectricitĂ©. (...) Ma premiĂšre CrĂ©ature, le premier harnais, je l'ai fait Ă la ferme de mon oncle dans les Ă©curies. Je me suis servi des harnais existants et je les ai modifiĂ©s. Dans l'Ă©curie, il y avait un grand espace et de grandes poutres. J'ai construit un dispositif pour la suspension. Je n'avais pas compris Ă quel point se suspendre seul Ă©tait dangereux. Mais c'Ă©tait plus fort que moi et j'ai survĂ©cu. Pourquoi? je ne sais pas. J'avais alors, environ dix-sept ans. J'ai continuĂ© Ă dessiner pour rĂ©aliser des situations de plus en plus complexes. (...) Jâai besoin de SAVOIR que je ne peux pas mâĂ©chapper seul. Et que je suis Ă la merci de la dominatrice, aussi cruelle quâelle dĂ©cide de lâĂȘtre. HĂ©las, ma CrĂ©ature est si compliquĂ©e que je ne peux pas ĂȘtre contrĂŽlĂ© complĂštement. Je suis obligĂ© d'aider, de "diriger" la dominatrice. (...) Le self bondage est possible. Mais, il est trĂšs dangereux[37]. » [modifier] Seiu Ito Midori cite Seiu Ito, maĂźtre Semega qui fut influencĂ© par les rĂ©cits de princesses emprisonnĂ©es que lui racontait sa mĂšre alors qu'il avait neuf ou dix ans. C'est ainsi qu'il s'intĂ©ressa au SM, toujours d'aprĂšs Midori et en 1919 il fit ses premiĂšres photographies de « femmes punies » Il est selon Midori, le prĂ©curseur de la forme moderne du ligotage japonais [vers la moitiĂ© des annĂ©es 1920] et qui influence, encore aujourd'hui, profondĂ©ment les photographies commerciales du « ligotage sĂ©vĂšre ». « Les femmes avaient des expressions de souffrance mĂ©lancolique, mĂȘlĂ©e de honte et de dĂ©sir concupiscent[80] ». [modifier] John Sutcliffe John Sutcliffe a servi dans la Royal Air Force. Sutcliffe aurait dessinĂ© et conçu les costumes de Chapeau melon et bottes de cuir : il n'existe cependant aucune source pour confirmer ou infirmer cette hypothĂšse, d'autres prĂ©tendent que c'est un certain Michel Whittaker qui les a dessinĂ©s. Ces costumes auraient donc Ă©tĂ© fabriquĂ©s par John Sutcliffe dans ses ateliers au 10 bis Dryden Street Ă Londres. Sutcliffe crĂ©a et publia la revue AtomAge. John Sutcliffe est un fĂ©tichiste du cuir qui dĂ©cide de fabriquer des vĂȘtements traditionnels pour la pluie mais trĂšs vite il se consacre au caoutchouc et devient le pape du « full latex », ce que RĂ©gis Jauffret appelle le « cachot souple[59] ». La corde devient un simple accessoire, quâil dĂ©cide ou non dâajouter Ă ses vĂȘtements-cachot. Si la corde nâapparaĂźt que peu, il faut savoir quâĂ lâĂ©poque, en Angleterre, toutes publications montrant femmes ou hommes ligotĂ©s Ă©taient passibles de graves poursuites. En publiant son magazine AtomAge, Sutcliffe favorisait le cĂŽtĂ© « vĂȘtement prison », gas mask et fetish/bondage plutĂŽt quâune image explicite du bondage/ligotage. MalgrĂ© cela il fut persĂ©cutĂ©. Au milieu des annĂ©es 1980, AtomAge attira lâattention de la police et Sutcliffe fut poursuivi pour obscĂ©nitĂ©. Tout le matĂ©riel Ă©ditĂ© sur les lieux fut saisi et dĂ©truit. Les imprimeurs dAtomAge furent Ă©galement saisis et les plaques d'impression pour les magazines dAtomAge[81] disparurent. John Sutcliffe est mort prĂ©maturĂ©ment Ă son bureau un dimanche aprĂšs-midi en septembre 1987 alors quâil travaillait. Câest par la suite que en:Skin Two, le magazine anglais de rĂ©fĂ©rence, fut créé par Tim Wooward et Tony Mitchell. Ils dĂ©cidĂšrent de sâen tenir aux publications de vĂȘtements mais Ă nouveau la loi fut subtilement dĂ©tournĂ©e, leur magazine montrant certaines femmes harnachĂ©es de corsets de cuir ou de caoutchouc jusquâaux genoux, perchĂ©es sur des talons aiguilles si hauts que tout mouvement du corps est rendu impossible. La femme est « bondĂ©e », voire « pĂ©trifiĂ©e » comme lâidole de Sacher-Masoch, la VĂ©nus de marbre[82] Et le corset serrĂ© au niveau des genoux rend le sexe de la femme inaccessible. Jaquette du livre - Shibari, l'art du bondage japonais par Master "K" [modifier] Master K Master "K" : pour lui le Shibari est le cas classique du Japonais qui prend un objet ordinaire ou un usage de la vie quotidienne pour le sublimer, comme un service de thĂ©, la fleur improvisĂ©e, la façon de plier le papier. Les Japonais se sont servis du lien Ă©rotique du Shibari et en ont fait une Ćuvre dâart. Ă la diffĂ©rence du bondage occidental qui a, selon lui, souvent, des connotations pornographiques tendant Ă dĂ©grader les femmes. « Le modĂšle de Shibari est une reprĂ©sentation vivante de l'urne grecque de Keat, Ode on a Grecian Urn (en) ; intemporel et toujours une expression de beautĂ©. Elle est l'Ćuvre d'art, le centre de la toile, mystĂ©rieuse et puissante, dramatique et Ă©rotique. Les photographies de Shibari sont la plus belle Ćuvre des images S/M jamais créés. Elles sont le fruit de lâouvrage et dâartistes divers, comme le peintre/photographe Ito, le romancier Dan Oniroku (en), le peintre Miyabi hyper rĂ©aliste, et l'actrice Naomi Tani. Ces artistes se sont Ă©levĂ©s pour lĂ©gitimer la proĂ©minence artistique cĂ©lĂ©brant son mystĂšre et beautĂ©. » Master K a publiĂ© plusieurs ouvrages « Shibari »[83] Il a Ă©galement publiĂ©[84] et a Ă©crit de nombreux articles, comme A Brief History of Shibari[85]. [modifier] Osada Steve Osada Steve : « d'origine berlinoise, installĂ© au Japon depuis 30 ans et qui a pris le nom de son guide et maĂźtre Osada Eikichi Sensei, disparu malheureusement depuis quelques annĂ©es. La tradition au Japon veut que le disciple "prenne" une partie du nom de son maĂźtre pour perpĂ©tuer la tradition », Osada Steve est citĂ© et interviewĂ© dans la presse internationale telle que : Vogue, Marie Claire, Issue One, Skin Two, Schlagzeilen, Tokyo Journal, FetishJapan, SM Sniper, Mania Club, Tsukasa Shobo, Burst, et d'autres magazines. Philippe Boxis dit de lui : « Quand j'ai vu son show, ce fut une rĂ©vĂ©lation, pas tant par le rĂ©sultat, mais plutĂŽt par la maniĂšre de pratiquer le Shibari dans sa technique, sa prĂ©cision et sa fluiditĂ©. Tout devenait Ă©vident[86] Interview de Philippe Boxis en ligne[87]. » [modifier] Denki Akechi Denki Akechi est mort le 17 juillet 2005. Il Ă©tait d'aprĂšs Agnes Giard[4], classĂ© numĂ©ro 1 au top cinquante des nawashi (artistes de la corde). Dans son chapitre « Les maĂźtres de la corde » AgnĂšs Giard Ă©crit : « Denki Akechi est un dandy de 66 ans, courtisĂ© par des dizaines dâadolescentes ne rĂȘvant que dâune seule chose : se faire attacher par lui. La premiĂšre fois que je le rencontre, en 2000, il officie dans son minuscule studio de bondage, en plein cĆur de Shibuya, oĂč sont rĂ©guliĂšrement organisĂ©es des dĂ©monstrations proches de la cĂ©rĂ©monie Ă©rotique, rĂ©servĂ©es Ă quelques admirateurs qui payent plus de 30 000 yens[88] le privilĂšge dây assister. » La seconde fois qu'AgnĂšs Giard rencontre Denki Akechi, il joue son propre rĂŽle dans le film cyber-porno Iku, rĂ©alisĂ© par Shu Lea Cheang. « Denki Akechi rĂ©alise pour ce film une incroyable Ćuvre de bondage - une toile dâaraignĂ©e en forme de nacelle rose â emprisonnant dans son cĆur une jeune femme Ă la beautĂ© fatale, Ă©phĂ©mĂšrement connue sous le nom de Tokyo Rose⊠» CachĂ© derriĂšre ses Ă©ternelles lunette noires, Denki Akechi prĂ©cise « parce que jâai lâair trop gentil, il faut que je cache mon regard pour avoir lâair dâun dominateur[4] ». Selon Denki Akechi, dans les annĂ©es 1950-1960, on n'avait pas le droit de mettre du SM ou du Shibari sur les affiches, c'Ă©tait interdit. Mais dans les annĂ©es 1970 le SM est devenu partie intĂ©grante de la contre-culture. Ă cette Ă©poque dit-il : « J'ai participĂ© Ă des spectacles de l'Angura, un mouvement d'avant-garde rĂ©volutionnaire. Il s'agissait de piĂšces subversives, Ă©rotiques, violentes. Je faisais toute la partie torture des spectacles. Petit Ă petit on m'a conseillĂ© de crĂ©er mes propres shows[89]. » « Lâinfluence de Denki Akechi sur le milieu du shibari est fondamentale. Câest lui qui a fixĂ© la longueur et le diamĂštre des cordes actuellement utilisĂ©es par lâimmense majoritĂ© des nawashi : 7 mĂštres, et suffisamment fine pour pouvoir ĂȘtre utilisĂ©e en double. Akechi fabriquait les siennes lui-mĂȘme, quâil tamponnait avec un petit marteau pour les rendre plus douces quâune peau de bĂ©bĂ©. Câest aussi lui qui sort le shibari de ses orniĂšres Ă©litistes en acceptant de faire des shows dans les clubs SM de Tokyo. Avant lui, il nây avait que des cercles fermĂ©s, vĂ©ritables cĂ©nacles jalousement gardĂ©s par des puristes aux airs de cerbĂšres[4]. » Akechi Denki, interview en ligne, 1997[90]. [modifier] Go Arisue Go Arisue est d'aprĂšs AgnĂšs Giard un des nawashi les plus connus au Japon. C'est lui qui dans le film Hana to ebi (Fleur de Serpent 2, de Takashi Ishi[91]) attache et suspend l'hĂ©roĂŻne sous une fausse neige fĂ©erique[25]. On le retrouve Ă©galement avec une interview et un portefolio sur Secret Magazine[92]. [modifier] Masami Akita Masami Akita : pour lui, « l'Ă©rotisme est un théùtre exacerbĂ© de la cruautĂ© ». Masami Akita est le rĂ©alisateur de films de seppuku et crĂ©ateur du cĂ©lĂšbre groupe de musique Noise Merzbow. « Masami Akita ligote les femmes pendant des concerts spectaculaires et hystĂ©riques qui s'achĂšvent sur de fausses dĂ©capitations. Il a Ă©crit de nombreux essais sur l'art du SM au Japon. » « Ă l'apogĂ©e de la culture Edo, les descriptions de [tortures] Ă©taient devenues un genre artistique », raconte Masami Akita. « Et l'exĂ©cution publique un divertissement de masse incroyablement populaire, avec un nuance d'excitation[93]. » AgnĂšs Giard prĂ©cise que les magazines SM qui apparaissent aprĂšs la Seconde Guerre mondiale reflĂštent parfaitement ce goĂ»t voyeur pour les spectacles de torture : Kitan club, Fuko Kitan et Uramado sont remplis d'images de femmes adultĂšres crucifiĂ©es[4]. [modifier] Atsushi SakaĂŻ Atsushi SakaĂŻ est, d'aprĂšs AgnĂšs Giard, nĂ© prĂšs de la grotte sacrĂ©e. « Ce qui explique peut-ĂȘtre son goĂ»t pour les cavernes. Les anfractuositĂ©s et les femmes cachĂ©es Ă l'intĂ©rieur. Les femmes y sont elles-mĂȘmes des sanctuaires. Puisqu'en leurs girons se lovent des dieux[4]. » De ces femmes sanctuaires AgnĂšs Giard a publiĂ© une photo de Atsushi SakaĂŻ, une femme « enserpentĂ©e », un gros serpent l'enserre comme une enveloppe maternelle[94]. AgnĂšs Giard nous dit que Atsushi SakaĂŻ brode sur le thĂšme du dieu-serpent qui prend possession de ses desservantes. Ce qu'il y a d'intĂ©ressant si on se rĂ©fĂšre aux pensĂ©es d'Asie, par exemple au Tao, c'est que les cavitĂ©s sont de l'ordre du fĂ©minin : cavernes, grottes, vallĂ©es, ravins : « L'esprit de la vallĂ©e ne peut mourir, c'est l'esprit du vide. », et cela renvoie au ventre maternel »[95]. « L'esprit de la vallĂ©e ne meurt pas ; on l'appelle la femelle mystĂ©rieuse. »[96] Ou encore « Revenir Ă sa racine, c'est atteindre le silence. » (note en bas de page du livre : La quiĂ©tude) Pour Lao Tseu revenir Ă sa racine. C'est-Ă -dire ĂȘtre englouti dans la Terre MĂšre. C'est atteindre le silence et donc la quiĂ©tude[97]. Art Shibari [modifier] Osada Sensei Osada Sensei (Eikichi Osadal), faisaient partie de l'ancienne gĂ©nĂ©ration qui estimait, selon Agnes Giard, impensable qu'une femme soit dominatrice. « Quand j'ai rencontrĂ© l'honorable vieillard proclamait : "Les femmes sont trop connes. En plus elles sont passives. Il faut un homme pour faire du shibari" »[4]. [modifier] Teruo Ischii Teruo Ischii, rĂ©alisateur se servit des chĂątiments infligĂ©s pendant la pĂ©riode Edo, et fit selon Agnes Giard, « son miel de ces tortures dans des films erotico-historiques dĂ©peignant le triste sort des "femmes criminelles" ». [modifier] Miyabi Kyudu Miyabi Kyudu retouche ses photos sur ordinateur et les transforme en « estampes numĂ©riques » « reproduisant avec dĂ©lice les fantasmes d'humiliation des samouraĂŻs du XVIIe siĂšcle. Ă en croire Masami Akita, ce seraient les plus anciennes pratiques attestĂ©es du bondage Ă©rotique. »[98] « Attacher, c'est humilier. Avec cette nuance de sadisme supplĂ©mentaire qui consiste Ă dĂ©nuder avant d'attacher »[99]. Une superbe photo de Miyaki Kyudu est publiĂ©e dans l'ouvrage d'AgnĂšs Giard, il s'agit d'une femme ligotĂ©e par des chaĂźnes, collier de fer et lourds boulets au cou et aux chevilles, son visage exprime une douleur terrifiante, c'est ce qui en fait une Ćuvre d'art[100]. Et AgnĂšs Giard l'exprime en disant « Ce qui fait un vrai shibari, c'est avant tout le visage »[25] [modifier] Les maĂźtres de la corde en Europe Il y a plusieurs passionnĂ©s en Europe. [modifier] Shadow D'origine eurasienne, Shadow vit en Belgique. Elle a Ă©tĂ© formĂ©e par Philippe Boxis, son style s'inspire fortement du kinbaku japonais, et en particulier du style d'Arisue Go. Elle travaille et prĂ©pare ses cordes elle-mĂȘme. Elle est prĂ©cise, rapide dynamique. Elle joue de ses cordes aussi bien sur les hommes que sur les femmes. Shadow participe Ă des Ă©vĂ©nements variĂ©s et aux soirĂ©es internationales : Nuit DĂ©monia (Paris) Absolute Kink (Amsterdam), Kinfest, Rubber Ball, LAM, Lucha Britannia (Londres). Elle participe Ă©galement Ă des performances improvisĂ©es avec entre autres le danseur/ chorĂ©graphe Felix Ruckert de Berlin[101]. [modifier] Dr Phil Dr Phil a Ă©tĂ© plusieurs fois Ă Tokyo avec son Ă©pouse et muse Clo. Il parle de ses voyages Ă©ducatifs. Il s'est liĂ© avec Steve San qui est devenu son Sensei et puis un ami. Il estime qu'il est « excellent professeur, exigeant avec lui-mĂȘme aussi bien qu'avec les autres, dans le but d'atteindre la perfection dans les gestes et la technique du Kinbaku et autres pratiques dĂ©rivĂ©es du bondage japonais. Je continue de prendre des cours de perfectionnement avec Steve San ainsi que d'autres Sensei que nous croisons lors de nos voyages tokyoĂŻtes, tels que Yukimura Haruki qui dispense des cours plus particuliers de bondages plus au sol, plus communĂ©ment appelĂ© Newasa comme au judo, une certaine analogie aux arts martiaux Ă©tant faite quant aux pratiques diverses par les cordes de jute japonaise. » Dr Phil participe Ă des exhibitions un peu partout, il a animĂ©, au mois de mai 2010, lors du Shibaricon Ă Chicago des cours de Kinbaku[102]. [modifier] Philippe Boxis Il a rĂ©alisĂ© un DVD, il transmet son art et son savoir faire. Il exĂ©cute des performances en France et aussi en Europe[86]. [modifier] Sources littĂ©raires, philosophiques et psychanalytiques Selon Howard Becker, dans son chapitre Les carriĂšres dĂ©viantes, il Ă©crit : « Le mot "bondage", par exemple, Ă©tait utilisĂ© avec insistance Ă propos de photos de femmes prisonniĂšres de camisoles de force ou de menottes. On acquiert pas le goĂ»t pour les photos de type bondage sans avoir appris de quoi il s'agit et comment on peut y prendre du plaisir. » En note en bas de page, le traducteur du livre prĂ©cise : « Le terme anglais « bondage » (captivitĂ©) est utilisĂ© dans la littĂ©rature spĂ©cialisĂ©e de langue française pour dĂ©signer le genre de scĂšnes sado-masochiste Ă©voquĂ© par Becker[103]. » Selon Theodor Reik, le dominĂ© organise une situation dans laquelle il se trouve obligĂ© d'accepter tout ce que son partenaire veut lui imposer, le sujet Ă©chappe, ainsi, Ă la culpabilitĂ© qu'il associe Ă ce qu'il considĂšre comme une faute. Le sentiment d'impuissance lui permet de surmonter l'interdit. Il s'agit du plaisir sans responsabilitĂ©. C'est le dominant qui endosse la faute. Theodor Reik l'explique de façon lumineuse dans son livre sur le masochisme[11]. Selon Theodor Reik la personne ligotĂ©e se sent plus dĂ©sirĂ©e qu'Ă l'ordinaire. Elle se dit que si elle s'est retrouvĂ©e dans cette situation, c'est que quelqu'un juge utile de la garder captive. Pour le psychanalyste Theodor Reik, le sentiment de culpabilitĂ© masochiste porte un coup au narcissisme du sujet[104],[11], dont les pratiques pourront ensuite tĂ©moigner de la recherche d'une mise en valeur personnelle[11]. Theodor Reik encore : « Mais en revenant Ă ces fantaisies elles-mĂȘmes - par exemple le cycle de Moloch ou celui de la reine meurtriĂšre - nous sommes toujours en face dâune Ă©nigme. Que disons-nous de la fantaisie dâun prisonnier ligotĂ© et sexuellement manipulĂ© par de belles vierges jusqu'Ă lâorgasme ? Et des autres fantaisies, si excitantes pour lâun de nos patients, de Laocoom dans lâĂ©treinte mortelle des serpents, ou de Marsyas Ă©corchĂ© par Apollon ? Pouvons nous espĂ©rer dĂ©couvrir la nature de ce que le masochiste craint vraiment derriĂšre ces distorsions ? Leur dĂ©couvrir, malgrĂ© leur diffĂ©rences individuelles, un commun dĂ©nominateur ? Il y a du reste un moyen de se dĂ©brouiller dans toutes ces complications et de pĂ©nĂ©trer au cĆur de leur conception[105]. » [modifier] Immobilisation volontaire, auto-castration Selon Reik il est important de noter qu'il y a pathologie lorsque le patient qui vient le consulter n'a d'autres modes de sexualitĂ© que celle de vivre enfermĂ© ou attachĂ©. « Le masochisme est une tendance instinctive commune en tant que possibilitĂ© et rĂ©alisation Ă tous les ĂȘtres humains, et ne devient pathologique qu'en dĂ©passant certaines limites et en adoptant une nature qui exclut presque toutes les autres directions de l'instinct. » C'est le cas de cette patiente et, plus loin le cas du patient de Karl Abraham : « Jâai parmi mes patientes une jeune veuve qui se protĂšge contre lâenvie de sortir de chez elle, câest-Ă -dire de sâexposer inconsciemment aux tentations sexuelles, en verrouillant la porte et en en cachant la clĂ©. Elle est ensuite obligĂ©e dâemporter cette clĂ© dans une autre piĂšce. Le processus du dĂ©placement se traduit dans un second temps par les dĂ©marches suivantes : elle attache la clĂ© Ă quelque chose, par exemple Ă la porte; puis les nĆuds sur la ficelle passĂ©e autour de la clĂ© deviennent de plus en plus nombreux et compliquĂ©s. Plus tard la clĂ© finit dans une boite qui est Ă son tour verrouillĂ©e et ligotĂ©e, et ainsi de suite, si bien que chaque fois que ma patiente doit ouvrir sa porte au facteur ou Ă un ami en visite elle se trouve dans une situation plutĂŽt difficile. Enfin la clĂ© est confiĂ©e Ă la vieille cuisiniĂšre qui reçoit en mĂȘme temps lâordre exprĂšs de veiller Ă ce quâelle ne tombe pas aux mains de sa maĂźtresse, laquelle est dĂ©vorĂ©e par le dĂ©sir inconscient de sortir et de se faire "draguer" par un homme. On dirait vraiment Ă lire cette description que la malade purge une peine de prison. Ce type de processus met en lumiĂšre non seulement le dĂ©placement qui se produit au niveau de la satisfaction substitutive et des mesures de protection, mais aussi lâintensitĂ© du besoin de punition, intensitĂ© qui correspond Ă la violence de la tentation et qui subit comme elle un dĂ©placement. Nous constatons en outre que la gratification dâune pulsion interdite peut, en mĂȘme temps, satisfaire le besoin de punition[106]. » Le cas relatĂ© par Karl Abraham : « Son intĂ©rĂȘt sexuel prit une autre direction. Ă quatorze ans, il commença Ă se ligoter; il rĂ©pĂ©tait cet acte chaque fois quâil se trouvait seul chez lui. Il se complaisait Ă des lectures traitant de ligotage, en particulier Ă des histoires dâIndiens ou les prisonniers sont attachĂ©s et torturĂ©s mais il ne tenta jamais de ligoter quelquâun dâautre; il nâĂ©tait pas davantage tentĂ© de subir ce procĂ©dĂ©[107]. » Selon Otto Rank, le sujet cherche Ă retrouver au travers de son immobilisation la situation voluptueuse de l'immobilitĂ© intra-utĂ©rine ; « c'est ainsi qu'en se faisant ligoter, le masochiste essaie de rĂ©tablir, en partie tout au moins, la situation voluptueuse de l'immobilitĂ© intra-utĂ©rine[95]. » Toujours d'aprĂšs ce mĂȘme auteur, le bondage constitue un Ă©lĂ©ment typique du masochisme[95]. C'est aussi de castration dont il s'agit : cas relatĂ© plus haut par Theodor Reik, le cas Sacher-Masoch et la VĂ©nus de marbre[82]. Le cas Hans Bellmer expliquĂ© par Jean-Tristant Richard[108] puis par Pascal Quignard dans Le sexe et l'effroi[109]. Quignard explique la fascination dans le sens attirance/rĂ©pulsion, parce que « nous transportons avec nous le trouble de notre conception (...) Il n'est point d'image qui nous choque qu'elle ne nous rappelle les gestes qui nous firent (...) Or cette "chose regardĂ©e en mĂȘme temps" nous ne pouvons en aucun cas la voir. Nous sommes venus d'une scĂšne oĂč nous n'Ă©tions pas. » pour Pascal Quignard le sexe de la femme reprĂ©sente, dans l'inconscient, le non ĂȘtre, la mort. En bondageant la femme l'homme la rend disponible (attirance) et immobile donc non dangereuse (rĂ©pulsion). [modifier] Culture Dans toutes les sexualitĂ©s plurielles on retrouve, presque toujours, la scĂšne originaire. Une scĂšne photographiĂ©e, figĂ©e et restĂ©e en mĂ©moire chez l'individu. Une scĂšne Ă©rotisĂ©e et souvent revĂ©cue sur un mode onirique. Et, quelquefois, cette scĂšne peut-ĂȘtre rejouĂ©e, en partie, sur les planches d'un théùtre ludique. Ces images peuvent provenir d'un vĂ©cu dans la vie rĂ©elle. Elles proviennent trĂšs souvent de la grande scĂšne de la vie, de notre culture : cinĂ©ma, littĂ©rature, religion, arts graphiques. Ces images trouvent quelquefois leur source dans notre inconscient collectif, mĂ©moire du passĂ© de notre civilisation. Ulysse Odysseus and the Sirens de John William Waterhouse (1891) Michel Foucault analyse l'Ă©pisode cĂ©lĂšbre de l'OdyssĂ©e d'HomĂšre lorsque Ulysse et ses compagnons entendent au large le chant des sirĂšnes. Tous les compagnons d'Ulysse sont irrĂ©sistiblement attirĂ©s fascinĂ©s par la voix des sirĂšnes en sachant que les sirĂšnes sont les Ă©manations de la mort. Mais leur voix provoque une telle fascination un tel embrasement pulsionnel que la raison c'est-Ă -dire la conscience de l'instinct de survie est annihilĂ©e par l'attrait sexuel du chant. Attrait absolu, ils se jettent par-dessus bord dans l'ocĂ©an la mer et la MĂšre sachant d'avance qu'ils ne survivront pas. L'impossibilitĂ© de rĂ©sister Ă cette fascination du gouffre et de l'engloutissement dans le gouffre de la Mer et de la MĂšre. Ăpisode mystique parce que le gouffre, l'ocĂ©an devient la mĂ©taphore d'un vagin, d'un rĂ©-engloutissement, d'une naissance inversĂ©e naĂźtre Ă la mort. Le mourir c'est l'Ă©lan mĂȘme la fascination extatique dans la fusion qui est l'indivisibilitĂ© du sexe et de la mort, le mourir devient cette extase dans la mort⊠Les membres de l'Ă©quipage ne rĂ©sistent pas, Ulysse est le seul, Ulysse, c'est un personnage caractĂ©ristique qui reprĂ©sente la ruse de la pensĂ©e. Ulysse lui-mĂȘme sachant qu'on n'Ă©chappe pas a l'appel des sirĂšnes et donc Ă la mort, va s'enchaĂźner au mat du navire, et donc en mĂȘme temps, il pourra jouir du chant des sirĂšnes, sans mourir. Dans la pensĂ©e du dehors Michel Foucault l'explique ainsi : « Elle ment puisque tous ceux qui se laisseront sĂ©duire et pointeront leur navire vers les plages ne rencontreront que la mort. Mais elle dit vrai puisque c'est Ă travers la mort que le chant pourra s'Ă©lever et raconter Ă l'infini l'aventure des hĂ©ros. Et pourtant ce chant pur - si pur qu'il ne dit rien que son retrait dĂ©vorant - il faut renoncer Ă l'entendre, boucher ses oreilles, le traverser comme si on Ă©tait sourd pour continuer Ă vivre et donc commencer Ă chanter ; ou plutĂŽt pour que naisse le rĂ©cit qui ne mourra pas, il faut ĂȘtre Ă l'Ă©coute, mais demeurer au pied du mĂąt, chevilles et poings liĂ©s, vaincre tout dĂ©sir par la ruse qui se fait violence Ă elle-mĂȘme, souffrir toute souffrance en demeurant au seuil de l'abĂźme attirant et se retrouver finalement au delĂ du chant, comme si on avait traversĂ© vivant la mort, mais pour la restituer dans un langage second[10]. » [modifier] Peinture, arts graphiques Le petit prisonnier, Francisco Goya Cavalier attaquĂ© par un serpent gĂ©ant, vers 1800 [modifier] Francisco Goya Ă l'Ă©poque oĂč Francisco Goya dĂ©nonçait les dĂ©sastres de la guerre, les trois gravures du petit prisonnier portaient des lĂ©gendes qui servent Ă prĂ©sent de titres. La premiĂšre gravure telle que publiĂ©e ici : « Tan bĂ rbara la seguritad como el delito ». « La sĂ»retĂ© est aussi barbare que le crime ». Les deux autres portent les titres de : « La seguritad de un reo no exige tormento ». « La sĂ»retĂ© de l'inculpĂ© n'exige pas la torture ». Et « Si es delinquente, qe muero presto ». « S'il est coupable, qu'il meure vite ». Goya regarde avec une implacable luciditĂ© la violence et la mĂ©chancetĂ© des hommes dont il tĂ©moigne Ă froid[110]. Pourtant aussi cruelles que furent ces tortures, aujourd'hui ce type de barre encerclant les chevilles est reproduite Ă l'identique, souvent doublĂ©e de cuir souple, elle sert de jouet au bondage festif. BrĂŒnhild beobachtet Gunther (Brunehilde observant Gunther), peinture de Johann Heinrich FĂŒssli, (1807)[note 2]. [modifier] Johann Heinrich FĂŒssli L'Ćuvre de Johann Heinrich FĂŒssli Ă©voque Ă plusieurs reprises la situation du ventre maternel dont parle Otto Rank[111]. Par exemple : le Cavalier attaquĂ© par un serpent gĂ©ant. La bĂȘte devient maternelle. Son corps enserre, ligote le cavalier, elle forme une protection quasi fĆtale. Dans Le silence, la jeune femme est en position fĆtale. Enfin dans Brunehilde observant Gunther, Gunther est pieds et mains ligotĂ©s comme un paquet. Il est suspendu au plafond sous le regard dominant et inquisiteur de Brunehilde. [modifier] Hans Bellmer Les dessins et les gravures de Hans Bellmer expriment des univers oniriques dans lesquels la conciliation des contraires est possible conformĂ©ment au Manifeste du surrĂ©alisme de Breton. Bellmer illustrera aussi le Marquis de Sade, Georges Bataille, LautrĂ©amont etc. Silence (1799-1801) Martyre de saint AndrĂ© par Rubens. Selon le psychanalyste Jean-Tristant Richard Hans Bellmer aurait Ă©tĂ© influencĂ© dans le choix de la forme de son art par la lecture de lettres publiĂ©es d'Oskar Kokoschka (Der Fetish, 1925). Toujours selon Jean-Tristant Richard Hans Bellmer aurait Ă©tĂ© fascinĂ© par la reprĂ©sentation d'un conte d'Offenbach, « L'homme au sable », fascinĂ© par l'histoire de poupĂ©e Olympia. Freud lui-mĂȘme fut sensible Ă ce conte d'Hoffman[112]. En fait Olympia n'est qu'un automate, auquel le professeur Spalanzani, plus alchimiste que physicien, a "donnĂ© vie". Bellmer dĂ©cide alors de se crĂ©er une fille soumise Ă ses fantaisies. Ses poupĂ©es font alors scandales. Elles sont d'une beautĂ© convulsive. Hans Bellmer aime Ă ligoter les poupĂ©es. Les corps des poupĂ©es sont ligotĂ©es, Ă©cartelĂ©es, violĂ©s, vidĂ©s. « Pour Bellmer Les corps doivent ĂȘtre soumis aux mĂ©tamorphoses inavouables de la sexualitĂ© humaine la plus animale[108]. » Pour J-T Richard Bellmer semble avoir rencontrĂ© d'importantes difficultĂ© Ă intĂ©grer le complexe d'Ćdipe. « On associera encore ces comportements et l'utilisation du ligotage aux pratiques du bondage des adeptes du sado-masochisme[108]. » « Si l'on tient compte que Hans Bellmer a aussi photographiĂ© nue et ligotĂ©e Unica Zurn sa compagne, on peut avancer que les Ă©lĂ©ments pervers de sa personnalitĂ© ont contribuĂ©, pour dĂ©fier l'irreprĂ©sentable de la castration fĂ©minine, Ă faire d'autrui un handicapĂ© rejoignant ainsi les arts Ă©rotiques japonais ancestraux, d'essence fĂ©tichiste, du "hojojutsu", du "kinbaku" et du "shibari" ». Hans Bellmer a vĂ©cu dix huit ans avec Unica Zurn. ĂtiquetĂ© schizophrĂšne, elle s'est dĂ©fenestrĂ©e. Isidoro Bianchi di Campione: Alegorie lĂĄsky a moudrosti Le martyr des poupĂ©es de Hans Bellmer ressemble Ă l'utilisation que les Japonais du SM font de leurs poupĂ©es. Ils les ligotent, torturent, pĂ©nĂštrent, installent dans des positions obscĂšnes. Ils griment leurs poupĂ©es en prostituĂ©es. Du reste une photo de Yoshida[113] d'une poupĂ©e dĂ©sarticulĂ©e ressemble fort aux dessins de Hans Bellmer. Une autre poupĂ©e est immobilisĂ©e, il s'agit d'une poupĂ©e crĂ©e par Hiroko Ishima[114]. [modifier] Pierre Paul Rubens Les peintres de l'Ă©poque de Rubens furent pour la plupart sponsorisĂ©s par l'Ăglise, pourtant la croix de saint AndrĂ© est prĂ©sente dans tous les lieux de dominations. Parce qu'il ressort quelque chose de troublant et d'extatique dans les peintures de ces grands maĂźtres. Ces Ćuvres sont, souvent, un vivier de fantasmes sexuels : sadisme, masochisme, bondage... « Les amours chez Masoch trouvent leur source dans l'Ćuvre d'art. » Sacher Masoch Ă©crit : « je dĂ©vorais les lĂ©gendes des saints et la lecture des tourments endurĂ©s par les martyrs me jetait dans un Ă©tat fiĂ©vreux »[14]. [modifier] Artistes - photographes - illustrateurs - maĂźtres du bondage Charles-François Jeandel, France, le premier tĂ©moignage de bondage sont les cyanotypes (ancĂȘtre de la photographie, de couleur bleue) de 1859-1942 d'un notable angoumoisin. Ces clichĂ©s sont conservĂ©s au musĂ©e d'Orsay[115]. Ils ont Ă©tĂ© identifiĂ©s grĂąces aux travaux d'HĂ©lĂšne Pinet dans les annĂ©es 1990, qui a reconnu des portions d'une toile de Jeandel sur des clichĂ©s (Renversements de l'idole SĂ©rapis, 1889, exposĂ©e Ă la mairie d'AngoulĂȘme). Romain Slocombe photographie des jeunes filles accidentĂ©es et clouĂ©es au lit. Elles sont plĂątrĂ©es. Elles portent des bandages, des corsets mĂ©dicaux et des minerves. Bien que certaines lĂ©gendes des photos soient intitulĂ©s : fractures, luxations, accident ferroviaire... Les jeunes femmes, toutes japonaises, sont impeccablement maquillĂ©es et certaines sourient[116]. Bernard Corvaisier est Ă©crivain et photographe, il a publiĂ© en avril 1986 un collector. Les femmes sont ligotĂ©es avec des draps dĂ©chirĂ©s. Cela ressemble un peu au travail de Romain Slocombe, car Ă certains moments les tĂȘtes des femmes sont enveloppĂ©es dans des bandages de coton blanc qui pourrait ressembler Ă des pansements. Elles sont souvent couchĂ©es sur du coton blanc froissĂ©[117]. Gilles Berquet[118]artiste photographe qui dĂ©veloppa l'art du bondage avec une certaine dose d'humour, non sans rapport avec le travail de John Willie. Il est le crĂ©ateur de la revue Maniac[118] qui se veut un hommage (ou une suite!) Ă la revue Bizarre de John Willie. Le premier numĂ©ro de Maniac (1994) est dĂ©diĂ© Ă John Willie. Bridgett Harrington, auteur de Shibari You Can Use : Japonese Rope Bondage and Erotic MacramĂ© Photos, une mĂ©thode. David Lawrence - portefolio sur Secret Magazine no 31 - a publiĂ© aux Ă©ditions Secret Magazine un ouvrage intitulĂ© Bound[119] Philippe Boxis[86] Kogure, Bondage corde et latex[120] Don Sir[120] Hikari Kesko[120] Master K[121], The beauty of Kinbaku Shibari[83],[84] Robert Bishop Yoji Muku illustrateur - dessins en ligne[122] Nawashi Murakawa[123]. Peter Czernich, crĂ©ateur d'Ă©vĂšnements, Ă©diteur de Marquis et de Heavy Rubber. Photographe, il est Ă©galement designer. Yurgen Boed, crĂ©teur d'Ă©vĂšnements et Ă©diteur de Secret Magazine ainsi que de Shibari[83]. Ă paraĂźtre, l'Anthologie du bondage, fin 2010. Max Drault[124] & Alpha. [modifier] ModĂšles cĂ©lĂšbres Sakura Sakurada (æĄç°ăăă connue sous le nom de Sakura Matsui) [modifier] Culture [modifier] CinĂ©ma RĂ©capitulatif de scĂšnes de bondage au cinĂ©ma[125]. Bondage Scene, Captives In The Wild[69] La gorgone MĂ©duse par Le Caravage Men in black 2 : TruffĂ© de clins d'Ćil Ă la psychanalyse et de scĂšnes de captures. Les personnages sont tour Ă tour « enserrĂ©s », « encordĂ©s », « enpieuvrĂ©s », « enserpentĂ©s », suspendus, pris dans tous les piĂšges possibles. DĂšs le dĂ©but du film on est dans le bain. Car Serleena n'est autre que MĂ©duse la pĂ©trifiante, la castratrice. Elle est serpent quand elle arrive sur la planĂšte. Durant sa transformation elle est entourĂ©e, recouverte de serpents. Au bout de ses doigts elle restera armĂ©e de tentacules de pieuvre rĂ©tractables. Elle feuillette un catalogue de lingerie sexy, elle se transforme en femme fatale. Elle se fait attaquer. Et elle dĂ©vore son assaillant. Certes, il n'a pas cherchĂ© ce retour au ventre maternel dont parle Otto Rank, mais il y est bel et bien. Serleena enceinte de l'homme dĂ©vorĂ©. Le temps qu'elle digĂšre et il retombera dans le nĂ©ant. Jeff le ver metrophage serait peut-ĂȘtre la reprĂ©sentation du gros poisson de Jonas - Le livre de Jonas. En tous cas Serleena procĂšde Ă des interrogatoires musclĂ©s. Elle veut retrouver la lumiĂšre de Zarka. Elle ligote et « enserpente ». Toute « encuirĂ©e », elle suspend d'une main le gĂ©rant de la pizza. Elle ligote Ă la corde Franck le carlin extra terrestre. Le patron de la station c'est Z. Les men in black sont J. et k, l'autre. Serleena est avalĂ©e par Jeff le ver metrophage. PrisonniĂšre, elle s'y repose elle y puise Ă nouveau des forces. Les aquariums oĂč elle emprisonne et plonge des serpents qui enserrent les victimes. La chaise à « dĂ©neuroliser » le visage est enserrĂ© par des plaques d'acier, les bras emprisonnĂ©s sur les bras de la chaise. K. est complĂštement immobilisĂ©. On retrouve des chaises semblables dans l'univers bdsm. La pieuvre, le serpent qui emprisonnent les corps semblent faire partie d'un imaginaire collectif. On retrouve la pieuvre emprisonnant les corps chez de nombreux artistes. Par exemple Dorian Cleavenger[126]. Au Japon, de multiples illustrations dans le livre d'AgnĂšs Giard au chapitre Monstres et tentacules : Les Ă©treintes de l'horreur[4] King Kong Carl Denham est Ă la recherche dâune Ăźle mystĂ©rieuse pour y tourner un film avec Jack Driscoll son scĂ©nariste et Ann Darrow, sa star-vedette. Ils dĂ©barquent sur Ăźle du crĂąne. Ils dĂ©couvrent que lâĂźle est peuplĂ©e d'indigĂšnes des crĂ©atures fĆtales dira Virginie Despentes, devenus extatiques et monstrueuses, (la cause : le pĂ©trole.). LâĂźle est Ă©galement peuplĂ©e dâinsectes, dâanimaux fĂ©roces et gigantesques. Les habitants de lâĂźle sont Ă©pouvantĂ©s par la bĂȘte « King Kong », quâils considĂšrent comme un dieu redoutable. Pour tenter, selon leur croyance, dâapaiser ce dieu de terreur les aborigĂšnes enlĂšvent Ann. Ils la ligotent sur une croix quadrangulaire. Et, ils lâoffrent en sacrifice Ă la bĂȘte. Contre toute attente, la bĂȘte tombe sous le charme et protĂšge la belle. King Kong pourrait Ă©touffer sa belle, l'Ă©craser. Il la contemple. Il l'adore. Il est dans la fascination. La sacrifiĂ©e devient dĂ©esse et le dieu de terreur est soumis au charme de sa proie. La bĂȘte devient maternelle, sa main forme un nid ou Ann va se lover, une protection quasi fĆtale oĂč Ann se sent en sĂ©curitĂ©. Virginie Despentes ne s'y trompe pas, elle dira : « Aucune scĂšne ne lui permet de lui attribuer un genre. Il n'est ni mĂąle ni femelle(...) ils sont sensuellement tendres l'une avec l'autre. Mais de façon non sexuĂ©e. » « La belle sait qu'elle est en sĂ©curitĂ© auprĂšs de King Kong. Mais elle sait aussi qu'il faudra quitter sa large paume rassurante, (...) Elle n'a servi qu'Ă capturer l'animal. L'animale. Qu'Ă trahir son alliĂ©e protectrice. »[13]. C'en est fait fait, Virginie Despentes en termine King Kong l'animale qui devient Queen Kong mama protectrice. ArachnĂ© par Gustave DorĂ©, illustration pour La Divine ComĂ©die de Dante. Le Seigneur des anneaux, ArachnĂ© est une princesse de Lydie dans la mythologie grĂ©co-romaine[127]. Dans la traduction française du Seigneur des anneaux, Arachne est la Shelob de Tolkien. Elle poursuit Frodon, le suspend en croix dans ses filets. Frodon parvient Ă sâĂ©vader. Dans lâantre de la vorace on aperçoit des crĂ©atures fĆtales. Elles sont prisonniĂšres suspendues dans les filets tissĂ©s par lâaraignĂ©e. Comme Brunehilde suspend Gunther, au plafond de la chambre nuptiale, sur la toile de Johann Heinrich FĂŒssli. Selon Anne Larue Shelob est la reprĂ©sentation de la DĂ©esse dĂ©monisĂ©e[128]. Chaise de torture Attache-moi !, Pedro Almodovar Le Corrupteur (film, 1972), un film de Michael Winner avec Marlon Brando (The Nightcomers, 1972) bondage et fouet : une jeune gouvernante attend chaque nuit la venue du valet de chambre Marlon Brando pour se laisser ligoter, Ă©carteler. Une grande scĂšne d'amour trĂšs chaude qui commence par une scĂšne de bondage au moins aussi chaude. La morale est que les enfants de la famille sont voyeurs et corrompus par ce voyeurisme. Ils reproduisent la brutalitĂ© amoureuse sans garde-fous et donc ils en viennent au crime. La fin du film sauve la bonne morale et conclut cette sexualitĂ© animale, « ce n'est pas bien ». The Chaser : film trĂšs violent ; un serial Killer sadique pratique du bondage Ă mort sur des jeunes prostituĂ©es[129]. Inju, la bĂȘte dans l'ombre de Barbet Schroeder « Or donc une femme, japonaise, et qui plus est, une geiko (ainsi qu'on appelle les geishas Ă KyĆto), suspendue par chevilles et poignets au-dessus d'une table massive que son ventre plat effleure Ă peine[130]... » L'enfer des tortures[131] Les amants crucifiĂ©s, Cela se passe au XVIIIe siĂšcle Ă Kyoto. Un mariage de raison et sans amour. La belle tombe amoureuse dâun des ouvriers de son mari. Ils partent avec la caisse. Les deux amants sont poursuivis, condamnĂ©s et crucifiĂ©s, rĂ©alisateur Kenji Mizoguchi[132] The New Adventures of Robin Hood (1997) avec Matthew Porretta, Barbara Griffin, Martyn Ellis, Richard Ashton. [modifier] Bandes dessinĂ©es bibliographie (en) The Adventures of Sweet Gwendoline by John Willie Ă©ditions Bizarre Publishing Company (fr) Shibari, Master K - Ăditions Secret Bruxelles (ISBN 978-9088770620) (fr) Livre Bound, David Lawrence - Ăditions Secret Bruxelles (fr) The Best Of Stanton, volume 1, Le Cauchemar de Diana, Les PĂ©rils de Diana, LâExtraordinaire Aventure de Marie, traduction, prĂ©face R.MĂ©rodack, Ăditions Dominique Leroy, Paris 1979 (fr) The Best Of Stanton, volume 2, LâĂcole de perfectionnement de Mrs Tyrant, Phyllis en pĂ©ril, Madame Discipline, traduction, prĂ©face R. MĂ©rodack, Ăditions Dominique Leroy, Paris 1979 (fr) The Best Of Stanton, volume 3, Le Club de la botte de cuir, ObĂ©ir ou ĂȘtre battu, Ceux qui souffrent, etc., traduction, prĂ©face R.MĂ©rodack, Ăditions Dominique Leroy, Paris 1981 (fr) The Best Of Stanton, volume 4, Jill, DĂ©tective incognito, Priscilla, Reine de lâĂvasion, traduction, prĂ©face R. MĂ©rodack, Ăditions Dominique Leroy, Paris 1982 (fr) The Best Of Stanton, volume 5, Un Voyage pĂ©rilleux, Helga cherche des esclaves, traduction, prĂ©face R.MĂ©rodack, Ăditions Dominique Leroy, Paris 1983 (ja) Nihon KinbakuShashin Shi by Masami Akita, Nocturna Press, Tokyo,1996. (ja) The Tokyo Journal, Japanese S/M parts I (10/98) and III (2/99) (ja) NawaYumio (1964) Studies in Jitte and Torinawa, Tokyo (ja) Nawa Yumio (1985) An Illustrated Encyclopedia for historical studies, Tokyo. (ja) Erotique Du Japon by Theo Lesoualcâh, edition Henri Veyrier, Paris, 1987 (en) Japanese Cinema Encyclopedia, The Sex Films by Thomas and Yuko Weisser, Vital Books, Miami, 1998 (en) Bishop On Bondage (series of magazines) (House of Milan, 1984) (en) Bishop: The Art of Bondage (series of magazines) (Lyndon Distributors Limited, 1993) [modifier] Voir aussi [modifier] Articles connexes Shinju Dominatrice BDSM Masochisme HojĆjutsu meuble humain [modifier] Notes â Le roman de RĂ©gis Jauffret conte une histoire vraie qui a dĂ©frayĂ© la chronique. Il prend lieu et place de l'hĂ©roĂŻne principale en Ă©crivant au fĂ©minin et Ă la premiĂšre personne. Aucun nom n'est citĂ©, seuls les Ă©vĂšnements sont narrĂ©s. â Ayant dĂ©couvert que Gunther avait utilisĂ© la ruse pour l'Ă©pouser, Brunehilde se venge en le faisant attacher nu au plafond de la chambre nuptiale. [modifier] Sources â Petit Robert 2012 : Bondage : « pratique sexuelle sado-masochiste dans laquelle un des partenaires est attachĂ© » â Howard S.Becker - Outsider, traduit par J.P. Briand, p.54, Ăditions MĂ©taillĂ©, note en bas de page â a et b Les sortilĂšges du bondage japonais en ligne- Midori â a, b, c, d, e, f, g et h AgnĂšs Giard, L'imaginaire Ă©rotique au Japon, Ă©d. Albin Michel â MĂ©tadictionnaire de l'ISC/CNRS- En cliquant sur view on a la reprĂ©sentation sĂ©mantique du mot anglais bondage, ou encore l'ensemble de mots constituant la traduction de bondage â a et b Roland Villeneuve, Les procĂšs de sorcellerie, Ă©ditions Payot, 1979, quatriĂšme de couverture (ISBN 2-228-12570-9) â Hieros et Mo - Ler sexe fort - Ăditions LĂ©o Scheer (ISBN 9-782-756 102498) â Roland Villeneuve, Le MusĂ©e des Supplices, Ă©ditions Azur - Claude Offensttadt, Collector tirĂ© Ă 100 exemplaires 1968 â Roland Villeneuve, Les procĂšs de sorcellerie, Ă©ditions Payot, 1979, (ISBN 2-228-12570-9) â a et b Michel Foucault, Surveiller et punir page 55 Gallimard Tel â a, b, c et d Theodor Reik, Le masochisme, Paris, Payot, 1953 (rĂ©impr. 2000), 418 p. (ISBN 2-228-89359-5). un essai de psychanalyse sur la psychologie et le psychisme masochiste â "Theodor Reik, op. cit., p. 115 Ă©d 1971 â a et b Virginie Despentes, King Kong ThĂ©orie Ă©d Grasset ISBN (13) 978-2-246-68811-8 â a et b Sacher Masoch, Choses vĂ©cues, Revue bleue 1888 puis Ă nouveau citĂ© par Gilles Deleuze dans PrĂ©sentation de Sacher-Masoch, le froid et le cruel avec le texte intĂ©gral de La VĂ©nus Ă la fourrure, Ă©ditions de Minuit, collection « arguments », 1967. â Biographie et photos de Charles-François Jeandel[1] â Yumio Nawa, (en) An Illustrated EncyclopĂ©dia for Historical Studies citĂ©e par AgnĂšs Giard â Extrait d'un interview Denki Akechi/AgnĂšs Giard,L'imaginaire Ă©rotique au Japon Ă©d Albin Michel â AgnĂšs Giard, L'imaginaire Ă©rotique au Japon, Ă©d. Albin Michel â Midori op. cit. p.24 â (en) Charles Alexander Moore, Aldyth V. Morris, The Japanese mind: essentials of Japanese philosophy and culture, University of Hawaii (Honolulu), University of Hawaii Press, 1968, 7e Ă©d., poche (ISBN 978-0-8248-0077-2) (OCLC 10329518) (LCCN 67016704) [lire en ligne (page consultĂ©e le 2009-05-04)], p. 145 â Michel Foucault, Surveiller et punir, Ă©d. Gallimard, 1975. â Michel Foucault - Surveiller et punir â Film anglais de Freddie Françis 1967 Torture Garden (en) â Kafka, Journal, traduit et prĂ©sentĂ© par Marthe Robert, Paris, Grasset, 1954, p. 405, 4 novembre 1914. â a, b et c AgnĂšs Giard - Les objets du dĂ©sir au Japon, Ă©d. GlĂ©nat 2009 â S. Nacht, Le Masochisme, Ă©d DenoĂ«l -1938 â Ovide, Les MĂ©tamorphoses livre IV vers 670-740 â Ovide, Les MĂ©tamorphoses livre XI vers 210-215. â Ovide, Les MĂ©tamorphoses livre XI vers 252-264 â Tristan et Iseut, p. 60 Ă 76, Le Livre de Poche, 1989 â (en) William Moulton Marston - 1943 de The American Scholar â a et b Blog citĂ© â Wonder Woman, ligotĂ©e Ă son tour, couverture de comics en ligne â Wonder woman ligotĂ©e toujours â Walt Disney - La Belle au bois dormant, dessin animĂ© pour enfants â Annick Foucault, Françoise MaĂźtresse, Ă©d Gallimard, « collection Digraphe », 1994. â a et b Interview de JG-Leathers, Marquis Magazine N° 23 â Georges Chaulet, nĂ© en 1931, sĂ©rie des FantĂŽmette, publiĂ©e Ă la BibliothĂšque rose, Hachette. â Anne Larue, Le Masochisme ou comment ne pas devenir un suicidĂ© de la sociĂ©tĂ©, Ă©ditions Talus d'approche ISBN 2-87246-091-8, p. 131 â Photos en ligne, par Irving Klaw â Olivier de la MarcheLe Parement et le Triomphe des Dames d'Honneur" (1501) â Montaigne Essais I, 40 â Le Corset l'art et les mĆurs du XIIIe siĂšcle au XXe siĂšcle, F. Libron et H. Clousot - livre collector prĂ©facĂ© par Louis Barthou de l'AcadĂ©mie Française. â Henri Estienne, L'Ăpologie pour HĂ©rodote, 1556. â Le Corset Ă travers les Ăąges:Figures â AndrĂ© Gide, Si le grain ne meurt, 1924. â Jeff Gord, interview en ligne â Secret Magazine N°33 â Revue Maniac rĂ©dacteur en chef Gilles Berquet, comitĂ© de rĂ©daction Jean Pierre Bourgeron Alexandre Dupouy â Bizarre by John Willie Avec le concours d'Eric Kroll, texte d'Eric Kroll ed Taschen â J. Willie, Bizarre, Ă©d.Taschen, op. cit. p.15 N°8 â J.Willie, Bizarre, Ă©d. Taschen, op. cit. p.51 N°8 â J. Willie, Bizarre, Ă©d. Taschen, op. cit. p.21 N°9 â J. Willie, Bizarre, Ă©d. Taschen, op. cit. p.22 N°11 â J. Willie, Bizarre, Ă©d. Taschen, op. cit. p.54 N°13 â Eric Stanton en ligne â Anne Larue op. cit., p. 155 â Eric Stanton Pleasure bound N°2 1953 â a et b RĂ©gis Jauffret, SĂ©vĂšre, Ă©d. du Seuil, collection « Cadre rouge », ISBN 978-2-02-102248-3. â Annick Foucault Françoise MaĂźtresse op. cit. p.106 â Annick Foucault Françoise MaĂźtresse op. cit. p.53 â Annick Foucaultop. P. 119 â a et b Howard S. Becker, Outsider traduit par J.P. Briand et J-M. Chapoulie, p.54 Ădition MĂ©taillĂ© â Annick Foucault, Françoise MaĂźtresse, op. cit. p. 121 â Romain Slocombe Article en ligne par Romain Slocombe â StĂ©phan LĂ©vy-Kuentz, Femmes de plĂątre, Essai sur l'art mĂ©dical de Romain Slocombe. â Duvet bondage addict â Total enclosure en duvet â a et b Bondage Scene: Captives In The Wild â L'encyclopĂ©die du SM - Ă©ditions La Musardine â Jean claude Baboulin, Contrainte - dessins Tonton ficelle â Richard Foster â Vintage Irving Klaw â Irving Klaw photographie Bettie Page â ScĂšnes de bondage avec Bettie Page, filmĂ©es par Irving Klaw â ScĂšnes de bondage avec Bettie Page, filmĂ©es par Irving Klaw â Midori - Les SortilĂšges du bondage japonais - CrĂ©dit photo Graig Morey, Ă©d. Gremese - Rome - ISBN 88-7301-504-2 â Midori, op. cit. p. 25 â Midori, op. cit. p. 24 â Midori, op. cit. p. 26 â Couvertures du magazine AtomAge â a et b Sacher-Masoch, La VĂ©nus Ă la fourrure â a, b et c Master "K". Shibari: The Art of Japanese Bondage. Secret Publications, Ă©d YĂŒrgen Boedt 2004. ISBN 90-807706-2-0. â a et b (en) Master "K", The Beauty of Kinbaku (Or everything you always wanted to know about Japanese erotic bondage when you suddenly realized you didn't speak Japanese.), Ă©d. King Cat Ink, 2008. ISBN 978-0-615-24876-9. â « A Brief History of Shibari by Master "K" », Secret Magazine, YĂŒrgen Boedt ed., N°20, avril 2002. â a, b et c Philippe Boxis â Osada Steve, interview en ligne Interview de Philippe Boxis â Soit environ 280 euros â Denki Akechi citĂ© par AgnĂšs Giard dans L'imaginaire Ă©rotique au Japon, Ă©d Albin Michel â Akechi Denki, interview en ligne, 1997 â Takashi Ishi â « Arisue Go », Secret Magazine N°31 â Masami Akita citĂ© par AgnĂšs Giard dans L'imaginaire Ă©rotique au Japon, Ă©d. Albin Michel â Atsushi SakaĂŻ, AgnĂšs Giard, L'imaginaire Ă©rotique au Japon, Ă©d. Albin Michel, p.103 â a, b et c Otto Rank, Le Traumatisme de la naissance, Paris, Payot, 1924 (rĂ©impr. 2002), 292 p. (ISBN 2-228-89551-2). Avec cet ouvrage, l'auteur, que Freud considĂ©rait comme son fils adoptif, prend de la distance avec la doctrine freudienne. â Tao-Te-King, le livre de la Voie et de ka Vertu Z' Ă©ditions - AWoda -1997 - ISBN : 2-87720-189-9 â Lao Tseu, TAO TE KING, spiritualitĂ©s vivantes Ăd. Albin Michel â AgnĂšs Giard op. P. 133 â Miyabi Kyudu AgnĂšs Giard, L'imaginaire Ă©rotique au Japon Ă©d Albin Michel â AgnĂšs Giard op. P. 140 â InspirĂ© de [www.loeilderos.fr/.../Performance+bondage+par+Shadow.doc] â Dr Phil Ă Chicago pour le Shibaricon â Howard Becker, Outsiders traduit par J. P. Brind et J.-M. Chapoulie, Ă©d A.-M MĂ©taillĂ© â Theodor Reik, « Sur la profondeur de la nĂ©vrose », http://www.megapsy.com. ConsultĂ© le 31 mai 2008 â Selon Reik â Theodor Reik, article en ligne â Karl Abraham, article en ligne â a, b et c Jean-Tristant Richard, psychanalyse et handicap, Ă©d. l'Harmattan, pp. 222-225 â Pascal Quignard Le sexe et l'effroi, Ă©ditions Gallimard â Crime et chĂątiment un projet de Robert Badinter sous la direction de Jean Clair, MusĂ©e d'Orsay, Gallimard â Otto Rank, Le traumatisme de la naissance, Ă©d. Payot Petite bibliothĂšque p. 54 ISBN : 2-228-89551-2 : « C'est ainsi qu'en se faisant ligoter, le masochiste cherche Ă rĂ©tablir, en partie tout au moins, la situation voluptueuse de l'immobilitĂ© intra-utĂ©rine ». â Freud « L'inquiĂ©tante Ă©trangetĂ© » (1919) dans essais de la psychanalyse appliquĂ©, Ăd Gallimard, IdĂ©es, 1971, pp.163-210 â Yoshida photo prĂ©sentĂ©e par AgnĂšs Giard p. 155 chapitre « les poupĂ©es », in L'imaginaire Ă©rotique au Japon, Ă©d. Albin Michel â Hiroko Ishima, photo prĂ©sentĂ©e par AgnĂšs Giard p. 153 chapitre « les poupĂ©es » in L'imaginaire Ă©rotique au Japon, Ă©d. Albin Michel â Charles-François Jeandel - MusĂ©e d'Orsay en ligne en ligne MusĂ©e d'Orsay en ligne â Romain Slocombe - Kowasareta NingyĂŽ/Broken dolls, Ă©d Jean Pierre Faure â Bernard Corvaisier, Pulsion, collection particuliĂšre N°1 ed Pink Star 1986 â a et b Gilles Berquet, Gilles Berquet : autre site â (en) David Lawrence's Shibari Art Photography. â a, b et c Portfolio Secret Magazine N°34 â Portfolio Secret Magazine N°33 â Yoji Muku illustrateur - dessins en ligne â Nawashi Murakawa â Max Drault â Diverses scĂšne de bondage au cinĂ©ma, Diverses scĂšne de bondage au cinĂ©ma, deuxiĂšme partie. â Dorian Cleavenger sur Secret Magazine N°31 â AprĂšs sa mort Athena dĂ©cide d'offrir une seconde vie Ă ArachnĂ©: elle la change en araignĂ©e suspendue Ă son fil. â Anne LarueFiction, fĂ©minisme et post-modernitĂ© : les voies subversives du roman contemporain Ă grand succĂšs, Ăditions Garnier, 2010 (ISBN 978-2-8124-0122-0) (censurĂ© par l'Ă©diteur pour des raisons idĂ©ologiques et retirĂ© de la vente le 26 mai 2010, il a Ă©tĂ© remis en vente en juillet 2010 : Anne Larue censurĂ©e Ă contretemps par les Ă©ditions Garnier sur come 4 news, 29 mai 2010. â The Chaser : un chasseur, un tueur : cantique de la rĂ©demption, article d'Alexandre Martinazzo. â Article en ligne par Blog Bric Ă Brac â Teruo IshII, L'enfer des tortures â Les amants crucifiĂ©s Portail de la sexualitĂ© et de la sexologie Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Bondage&oldid=75180268 ». 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